Futures élections à Kaloum : Baïdy Aribot, l’énigme politique

Baïdy Aribot, UFRLa succession du président Alpha Condé offre l’occasion à toutes les intrigues, nourrit des débats passionnés et suscite les interprétations les plus fantaisistes. Alors que son mandat entamé il y a moins d’un an court jusqu’en 2020. Quid des autres échéances qui sont très importantes également, à savoir les communales et communautaires prévues cette année, ainsi que les législatives en 2018 ? 

Dans les états-majors de certaines formations politiques il y en a qui s’y préparent activement. Même si elle n’est pas la plus importante en termes d’électorat,  Kaloum est particulièrement convoitée. Lors des législatives de 2013, c’est l’opposition, à travers le candidat de l’Union des forces républicaines (UFR), qui avait eu le dernier mot à l’uninominal. Mais depuis, quelques changements sont intervenus sur l’échiquier politique guinéen.

« On doit supporter le mariage tant qu’il est un purgatoire, et le dissoudre dès qu’il devient un enfer ». Comme faisant sienne cette sentence, l’UFR, pour des raisons que ses responsables ont suffisamment étalées, à rompu les amarres avec les autres partis de l’opposition dite républicaine. Tout en se réclamant de l’opposition plurielle, la formation de Sidya Touré connait un rapprochement avec le pouvoir, à travers notamment la nomination de celui-ci comme Haut Représentant du chef de l’Etat et l’entrée dans le gouvernement d’un responsable du parti.

D’où les spéculations qui font du député Baïdy Aribot, qui avait laminé sans coup férir le camp présidentiel à l’uninominal des législatives de 2013, le probable candidat d’une alliance RPG/AEC – UFR. Surtout qu’au sein du parti au pouvoir l’on ne cache pas l’ambition de rafler toutes les communes de Conakry, notamment celle de Kaloum le cœur de la capitale.

Seulement, il faut dire que pour le moment, une telle alliance n’existe pas entre les deux formations politiques, même si elle n’est pas à exclure. Ensuite, les observateurs du marais politique guinéen s’accordent à dire  que toute spéculation concernant Baïdy Aribot, député et secrétaire exécutif de l’UFR, doit être prise avec des pincettes. Tant le personnage apparaît comme difficile, voire impossible à contrôler. Ce qui se traduit souvent sur le terrain par des actions et des prises de position qui désarçonnent plus d’un.

Des cas non exhaustifs. Quand le leader de l’UFDG (opposition) s’était abstenu de répondre à une invitation du président Alpha Condé, il avait été le premier à désapprouver cette attitude. Quand au sein du pouvoir et de l’opposition les positions se radicalisaient à l’approche de l’élection présidentielle de 2015, il a été à l’origine du déclic qui permit de renouer le dialogue et d’aboutir à la signature d’un accord. Tout comme il joua les premiers rôles aux côtés du président Sidya Touré dans le rapprochement avec le pouvoir et le départ de l’UFR de l’aile radicale de l’opposition. Récemment, il trancha sans hésiter sur la question d’un troisième mandat du président Condé : tout le monde doit s’en tenir à la Constitution qui n’en prévoit pas ! Avant de désapprouver sans la moindre ambigüité les derniers dérapages verbaux du président Alpha Condé qui font actuellement le buzz.

Ne dit-il pas lui-même qu’il n’est pas toujours là où on l’attend ?

Madjou Bah pour Guineematin.com

 

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