La Guinée se dote d’une agence de l’aviation civile et approuve une série d’accords avec la Belgique, la Turquie et le Rwanda

Député Demba FadigaL’Assemblée nationale, en session des lois depuis le 5 avril continue ses travaux. Le 1er et le 3 juin, les députés ont voté un certain nombre de textes dont l’amendement de la loi portant création d’une agence de l’avion civile et des accords de coopération aérienne entre la Guinée, le Royaume de Belgique, de la Turquie et du Rwanda.

Guineematin.com a rencontré le président de la commission aménagement du territoire, énergie et transport, l’honorable Demba Fadiga pour plus de précisions.

« La loi L/2013/063/CNT du 05/11/2013 portant code de l’Aviation civile de la République de Guinée amendée ce 1er juin 2016, permettra à l’agence guinéenne de l’aviation civile (AGAC) de s’adapter à l’environnement actuel et de réagir plus promptement et de gérer les problèmes liés à l’aviation civile », rassure l’honorable Fadiga.

« Vous savez dit-il, parfois le circuit administratif est plus lourd et lent alors que la vie de la population, en matière d’aviation civile, est plus délicate et nécessité des réponses parfois instantanées surtout lorsqu’il s’agit des questions de sécurité ou de sûreté. C’est pour cette raison que la création de cette agence s’imposait à nous. D’autant plus que dans les autres pays c’est une agence similaire qui gère le secteur ».

L’uninominal de Kindia du RPG arc-en-ciel dit être heureux « que les députés aient voté pour la création de cette entité. Ce qui permettra d’augmenter les compétences, de créer de l’emploi et de rendre plus fréquentable notre pays ».

S’agissant du texte portant sur l’accord aérien entre la Guinée et le Royaume de Belgique (suivi par deux accords : avec la Turquie et le Rwanda, deux jours plus tard), il ne cache pas sa satisfaction.

« Moi je dis qu’un cheval rare est cher. Avec la pluralité de compagnies qui font escale à Conakry, c’est une bonne chose pour la population et pour l’Etat guinéen. Les avantages sont multiples : les billets vont coûter moins chers et le déplacement des populations sera plus rapide.  L’Etat, quant à lui, va créer des emplois,  accroître ses recettes et ouvrir le pays au monde ». Aujourd’hui, poursuit le député, « un pays comme le nôtre qui cherche à se développer doit diversifier sa coopération. Avec les pays du Sud comme la Turquie et le Rwanda, la Guinée a beaucoup à gagner. Savez-vous par exemple qu’un billet d’Air France à partir de Conakry pour Paris est beaucoup plus cher qu’à Bamako ou à Dakar pour la même destination ? »

Enfin, rappelle le député, «dans un pays, plus il y a d’escales, mieux c’est bon pour le pays. Pour mesurer l’état d’avancement d’un pays, il y a généralement deux facteurs : la banque et l’aéroport. Si vous venez dans un pays, vous voyez la queue dans les banques et moins de personnes qui portent de bagages sur la tête, sachez que ce pays avance. Plus des personnes transportent des bagages sur la tête et les banques dessertes, plus il y a la pauvreté dans ce pays. Donc, faisons en sorte que les bagages soient transportés par des véhicules ou des avions chez nous ».

Et si tout se passe comme prévu, d’alléchantes offres attendent les Guinéens désireux de voyager d’ici la fin de l’année.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : +224 628 089 845

 

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