Daramagnaki Daramagnaki est une sous-préfecture de Télimélé, située à 190 kilomètres du chef lieu. Un jeune âgé d’une trentaine d’année, nommé Souleymane Bah, originaire de Haffia, dans le district de Kewoyé, a été attaché et maltraité à l’agonie par des agents forestiers pour avoir laissé se propager un feu de brousse, a appris Guineematin.com d’un citoyen de Daramagnaki.

Selon monsieur Mamadou Lamba Bah, un militant des droits humains et membre de la société civile résidant à Bambaya, joint au téléphone par Guineematin.com, le vendredi dernier, 17 juin 2016, les agents forestiers ont torturé le jeune à tort.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les explications de monsieur Mamadou Lamba Bah : « C’est un feu de brousse qui a brûlé une grande partie de la forêt à Haffia, un village qui se trouve dans le district de Kewoyé. En cherchant celui qui est à la base de ce feu qui s’est propagé, les gens ont accusé le jeune Souleymane Bah, mais il se trouvait que ce dernier a un brûlis avant douze jours de cela. Alors, il a nié et est rentré chez lui. Les agents forestiers l’ont poursuivi jusqu’à la maison, ils l’ont attaché mains et pieds liés jusqu’aux os. Ils l’ont torturé pour qu’il avoue être l’auteur du feu. Il a passé toute une journée dans cet état. Ils lui ont, en plus, retiré une somme de six cent cinquante mille francs guinéens (650 000 GNF). Lorsqu’on le relâchait, il était déjà dénaturé, malade et ne pouvait plus rien. Par après, il a voulu se plaindre, mais les agents forestiers l’ont intimidé, en le menaçant d’être déféré à la prison de Télimélé. C’est ainsi que j’ai appris à travers les gens qui racontent sa peine au marché de Bambaya. Tellement touché, j’ai pris automatiquement la direction de Haffia sur ma moto. Je suis parti le prendre, nous sommes venus chez le sous-préfet de Daramagnaki. Avec les agents forestiers, le sous-préfet a jugé et le jeune Souleymane a eu raison. Maintenant, en tant que défenseur des droits humains, j’ai demandé que l’argent du jeune soit rendu sur place et que les agents forestiers prennent en charge ses soins… ».

Enfin, monsieur Mamadou Lamba Bah a dit toute son indignation face à des tels actes qu’il qualifie de sauvages et d’archaïques, mais qui sont encore pratiqués dans les villages reculés du pays. Il a alors lancé un appel aux autorités au plus haut niveau de veiller au respect des droits humains, de former les agents forestiers avant de les mettre sur le terrain, mais surtout de sanctionner tout auteur d’une telle criminalité.

Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242 / 656 464 286

 

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