Malversation au Crédit Rural de Guinée : les anciens inspecteurs dévoilent le mode opératoire

Crédit rural, Caisse locale de Koïn, TouguéLibre Opinion: Description du mode opératoire utilisé par la direction générale du crédit rural pour détourner  1 600 000 000 de francs guinéens ! « L’usage de cabinet comme mode opératoire des malversations de la direction générale du Crédit Rural  de Guinée et comme moyen de couverture »

L’analyse  des principaux cas de malversations cités dans le rapport de l’inspection de la direction générale ainsi que celui des inspecteurs de la banque centrale (sortie frauduleuse de fonds au nom de la Direction Nationale des Impôts, de  la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale et  la surfacturation de la construction de Mamou) et impliquant  la direction générale du crédit rural  nous montre que le mode opératoire utilisé est le recourt à des cabinets complices ou à des cabinets n’ayant  jamais travaillé pour cette entreprise en attendant de prouver leur existence réelle. Il s’agit  des cabinets ci après:

Cabinet d’expertise en bâtiment TEAM Plus: malgré les 200 000 000fg  qui lui sont payés pour assurer le suivi et le contrôle du chantier de Mamou, il  a permis à la direction générale de  lancer l’appel d’offre du RDC ( Rez de chaussée) à partir du devis du  R + 1 ( Rez de chaussée + 1 Etage) que lui même a réalisé. Il a modifié les quantités  du devis confidentiel pour amener les entrepreneurs à proposer un montant égal à celui du R+1.

Il a également admis 2 offres sur 3 retenues d’un même entrepreneur qui a fini par avoir le marché.

Le Cabinet BAEC : chargé d’expertiser  le bâtiment à la seule  demande de la direction générale  après la publication du rapport d’inspection dans le but de nier les surfacturations préalablement reconnues par cette dernière.

Justement, à la restitution du rapport d’inspection, la direction générale a souhaité que la mission évalue le préjudice sur  le bâtiment en terme de surfacturation au lieu d’un étage R+1 ou + 2 volé.

Exemple: où sont  passées  la charpente, la couverture et l’armature  facturées sur le Rez de chaussée à plus de 250 000 000fg et qui n’ont pas été réalisées.

– Comment explique t’il la facturation de clôtures existantes aux 3/4 voir photo de suivi du chantier.

– Comment explique  t’il une réalisation du premier niveau  à 800 000 000fg pour un  devis de  l’ingénieur conseil de 400 000 000fg

En fin, un autre cabinet sort en mai 2016 des factures pour justifier les sorties frauduleuses des fonds au nom de la DNI  et de la CNSS alors qu’elles ne furent jamais présentées à la mission d’inspection malgré les diverses versions du rapport suivant les explications de la direction générale de janvier à Juillet 2015.

Egalement, ces factures du cabinet ne furent pas présentées à la mission de la banque centrale d’avril et mai 2015. Cette mission n’a déposé son rapport que le 11/01/2016  sans  avoir vu ces factures.

Partant, nous attirons l’attention du Conseil d’Administration du CRG et  celui du GIE du CRG, de la BCRG, l’agent judiciaire de l’Etat, les autorités judiciaires d’agir le plus vite avant que d’autres cabinets ne sortent pour justifier les montants colossaux décaissés des comptes du crédit rural par la direction générale pour calmer cette situation.

Nous vous invitons à mettre l’intérêt du CRG en avant  comme l’ont fait les inspecteurs des deux structures pendant qu’il est encore temps.

Les inspecteurs

Diallo  Abdoul  Gadiri

Barry Goureissy

Sow Abdoulaye

Diallo Idrissa

 

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