L’ONG VPEDS s’inquiète de la dégradation de l’environnement à Conakry

ONG les Volontaires pour la Protection de l'Environnement et le Développement Social, VPEDS
Les membres de l’ONG « les Volontaires pour la Protection de l’Environnement et le Développement Social », VPEDS

L’ONG les Volontaires pour la Protection de l’Environnement et le Développement Social (VPEDS), en collaboration avec la délégation spéciale de Ratoma, à travers sa direction communale de l’environnement des Eaux et Forêts, a organisé, hier mardi 21 juin 2016, une visite de terrain sur certains sites dégradés de la commune de Ratoma. L’objectif était d’identifier les causes de la dégradation de ces sites et proposer des pistes de solution, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Depuis sa création en 2015, cette ONG a fait de la protection de l’environnement, de l’écosystème et des cours d’eau de Conakry et environs, une de ses  préoccupations majeures. C’est dans cette perspective, qu’elle a visité successivement les forêts de Demoudoula, de Kakimbo, l’abattoir de Kipé, les  plages de Takonko et Rogbane, tous situés dans la commune de Ratoma.

Dans la forêt de Demoudoula, situé entre les secteurs de Bantounka et Nassouroulaye,  d’où est partie cette visite, le constat est alarmant. Le cours d’eau et cette petite forêt qui s’y trouvent sont menacés de disparition. Les populations, avec la complicité de certains cadres du ministère de l’habitat et des élus locaux, ont construit sur le lit du cours d’eau.

De la forêt de Demoudoula, la délégation s’est rendue dans la forêt de Kakimbo. Là aussi, le constat est le même. Aux dires du Président de la dite ONG, Sara Bah, la forêt de Kakimbo, considérée comme l’un des poumons de la ville de Conakry, risque aussi de disparaître.

ONG les Volontaires pour la Protection de l'Environnement et le Développement Social, VPEDS« Dans les années 1950, la forêt de Kakimbo avait une superficie de 115 hectares, mais de nos jours, il n’en reste que 15 hectares », a t-il révélé, rappelant que cette menace risque d’impacter les installations de la SEG, qui y a implanté 9 forages, dont un ravitaille les zones de Kaloum, de Dixinn et de Ratoma.

À l’abattoir de Kakimbo aussi, le constat est saisissant, en plus du fait qu’il soit peu étendu, il est contigu à un dépotoir d’ordures. Ce, contre la volonté d’El hadj Bailo Bah, qui a accepté de parler à Guineematin.com : « Nous travaillons ici sans aucun problème, car on a construit un mûr, c’est pour éviter que ces ordures n’atteignent notre lieu de travail. Nous sommes contre le fait qu’on n’ait transformé cet endroit en un dépotoir, mais on n’a pas le choix, car c’est une décision des autorités », a t-il dit.

Les plages de Takonko et de Rogbane ont été les dernières étapes de cette visite de terrain. Mais, suite à la décision de fermeture des plages par les autorités, ces deux endroits ont été transformés en dépotoirs, menaçant ainsi dangereusement la santé des populations riveraines.

Pour éviter le pire, le Président de l’ONG les Volontaires pour la protection de l’environnement et le développement social (VPEDS), exhorte l’Etat et les bailleurs de fonds à accompagner les ONG et les autorités communales, afin que ces forêts soient reboisées. « Nous n’avons pas mal de projets, c’est la raison d’ailleurs de cette visite. Mais, l’ampleur est telle que nous devons aujourd’hui revoir le projet par rapport aux impacts environnementaux », a t-il conclu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél.: (00224) 621 09 08 18

 

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