Khalifa Gassama DiabyLe texte de loi sur la semaine de la citoyenneté présenté par le ministre de la réconciliation nationale et de la citoyenneté, Gassama Diaby, a été adopté à l’unanimité des députés. Guineematin.com revient ici sur quelques séquences qui ont marqué les débats, les réponses du ministre et l’explication de vote des chefs des groupes parlementaires.

Mamadou Cellou Baldé,  dans la séance des questions pense qu’une seule semaine de citoyenneté « n’est pas suffisante pour sensibiliser nos citoyens ». Il recommande au ministre d’organiser des concertations au niveau régional et un forum national qui prendra compte les préoccupations.

Pour le doyen Diao Kanté, le Guinéen a du mal à s’identifier face aux autres. Il se demande « où est notre tenue qui nous caractérise ? Où est notre menu qui nous distingue des autres ? Qu’est ce qui sera fait au cours de la semaine de la citoyenneté ? », Se demande le député.

Pour Abdourahmane Sinkoun Camara « la Guinée est l’un des rares pays qui dispose d’une écriture avec des livres, des journaux, … le N’Ko est utilisé même au niveau des ordinateurs et des téléphones ».

Prenant la parole, une seconde fois, le ministre a indiqué avoir « procédé à la déclaration de mes biens, si Ousmane Diallo était dans la salle, j’allais lui en faire une copie. Mais la publication, ne relève pas de moi ».

Quand à la différence entre citoyenneté et civisme demandé par Dr Fidé Oussou, Gassama répond « la citoyenneté est un statut juridique tandis que le civisme est un comportement ».

La semaine de la citoyenneté est un symbole, souligne t-il du passage avant d’ajouter que « les actes que nous posons, sont concrets ».

Quand à sa capacité de réconcilier les Guinéens, le ministre Diaby est, on ne peut plus clair. « Est-ce que je suis capable de réconcilier les Guinéen ? Ma réponse est non. Il faut que chaque Guinéen se sente concerné pour qu’on y arrive »..

Il faut que la société guinéenne tranche et prenne conscience. On ne peut pas dans les familles déresponsabiliser les personnes. Le principe de responsabilité doit commencer dans les familles, a indiqué M. Diaby, qui rappelons-le, à l’entame de son intervention, a soutenu avoir posé un acte citoyen, en rentrant au pays présenter le document, étant malade.

Du choix du mois de novembre est dicté par la rentrée des classes, explique Gassama qui a promis de répondre le reste des questions par écrit et faire parvenir aux députés les exemplaires de son discours.

Toute fois, le ministre énonce une anecdote avant de rendre le perchoir: « comment fait-on pour construire une nation ? Mais je suis membre d’un gouvernement.

J’assume tout devant les hommes et devant les hommes. Je suis absolument loyal… il ya un mouvement à bas bruit. Ceux qui pensent que la dynamique ethnicisée est payante, cela va se retourner contre eux…

Je vous en supplie, nous pouvons faire une Nation Guinéenne une véritable nationale. Mettons le cœur au service de l’altérité, quelque soit les différences de nos vêtements et autres ».

Le président de l’Assemblée avant de donner la parole aux présidents des groupes parlementaires a exprimé le souhait d’avoir le discours et la réponse par écrit. Puisque ce « qui vous dites ici est tellement passionnant », selon le chef du parlement.

En explication de vote, Dr Christian Sinatan Touré  de l’alliance républicaine après avoir félicité le ministre a appelé son groupe à voter la loi.

Il a été emboité par le président du groupe des Libéraux Fodé Oussou qui a également mis l’occasion à profil pour féliciter le ministre. L’opposant a promis « de se battre pour apporter sa contribution et appelle les députés à voter favorablement à ce texte ».

Le chef de la majorité, Amadou Damaro Camara, utilisant son temps d’explication a sensibilisé ses pairs. « Le critérium le plus important, c’est le vivre ensemble. Ce qui qualifierait notre statut de citoyen », dit-il.

A l’indépendance, rappelle DAMARO, le pays n’avait que cinq universitaires. Que ça soit Mamba Sanoh d’origine de Siguiri et résident à Kissidougou qui s’est fait élire sur la même liste que Yacine Diallo. Que Barry III ait plutôt pour fief à Kankan et Forécariah qu’à MAMOU… Le problème de la Guinée, c’est nous les intellectuels, résume ce cadre de la majorité parlementaire. C’est dans le consensus que le pays a obtenu son indépendance. Il a terminé par appelé « l’ensemble des députés à voter la loi ». Un appel qui a été suivi à la lettre.

Abdallah Baldé et Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : +224 628 089 845

 

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