Cellou Dalein Diallo 0Comme l’annonçait Guineematin.com dans une de nos précédentes dépêches, l’opposition guinéenne a répondu à l’invitation du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation au dialogue politique. Et, c’est le chef de file, Cellou Dalein Diallo qui a signé la lettre hier, avant de la faire déposer ce mercredi 13 juillet 2016, a-t-on appris.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, dans leur lettre, les opposants ont d’abord rappelé que le dialogue est l’une de leurs revendications, étant convaincus que c’est le meilleur moyen d’aplanir les divergences.

Mais, Cellou Dalein Diallo et ses pairs de l’opposition n’ont pas manqué de demander au Général Boureima Condé d’exprimer leurs scepticismes, étant donné que l’exécutif, le parlement et la CENI ont toujours refusé de mettre en œuvre les conclusions issues des dialogues précédents.

Parmi les points d’accords non appliqués, la source de Guineematin.com a cité :

  • L’identification et la poursuite des auteurs et commanditaires des violences survenues durant les manifestations pacifiques de l’Opposition pour les élections législatives de 2013 ;
  • L’indemnisation des victimes des violences commises lors des manifestations pacifiques de l’Opposition relatives aux élections législatives de 2013 ;
  • L’organisation des élections locales dans les délais convenus, c’est à dire:
    • Avant le 31 mars 2014 lors du dialogue de juillet 2013 ;
    • Avant le 31 décembre 2014 lors du dialogue de juillet 2014 ;
    • Avant le 30 juin 2016 lors du dialogue d’Août 2015 ;
  • La neutralité de l’administration territoriale dans l’animation des partis politiques et dans le processus électoral ;
  • L’accès équitable des partis politiques aux médias publics ;
  • La mise en place avant l’élection présidentielle d’octobre 2015 des délégations spéciales ;
  • La révision de la loi 016 portant création, organisation et fonctionnement de la CENI par l’Assemblée Nationale après l’élection présidentielle de 2015. Notons que le Parlement s’est refusé, lors de la session des lois de 2016, d’examiner la proposition de loi introduite à cet effet par l’Opposition.

Ainsi, à en croire notre source, pour s’assurer que cette fois sera la bonne, l’opposition aurait alors demandé que le Président de la République, « garant du fonctionnement des institutions, engage toutes les institutions républicaines à appliquer rigoureusement les décisions et recommandations issues des dialogues politiques ».
par ailleurs, les opposants auraient fait remarquer qu’il ne s’agit pas de prétendre dialoguer avec le parti au pouvoir ; car, « les conflits traités par ces dialogues sont généralement  des divergences entre l’Exécutif et l’Opposition politique et non entre le RPG arc-en-ciel et l’Opposition », a précisé notre informateur.

Enfin, l’opposition aurait exprimé d’autres souhaits qui pourraient être satisfaits par un travail préalable au dialogue pour s’entendre avec l’administration publique l’ordre du jour et le cadre : nombre de participants, la présidence du dialogue, les médiateurs…

A suive !

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