Dégradation de l’environnement : huit villages menacés de disparition à Boffa !

députés, Environnement Au moins huit villages sont menacés de disparition totale, si rien n’est fait par l’Etat, à cause des changements climatiques, a appris Guineematin.com de monsieur Oumar Forécariah Bah des services de l’environnement à Koba.

C’était en marge de la visite de la mission parlementaire en charge de l’environnement conduite par le Président de la commission Ressources naturelles, développement durable et environnement, l’honorable David Camara.

Ces villages, Tatima, Bassengué, Doyéma, Doworo, Dimampou, Kitam et Dokont, tous situés dans la commune rurale de Coba dans la préfecture de Boffa, à plus de 140 km au Nord de la capitale Conakry sont victimes de l’érosion, de la coupe abusive du bois de la mangrove, des gaz à effet de serre, bref des changements climatiques.

Déjà, la digue de ceinture dans la zone de Kito à Kitikata, longue de 21 kilomètres qui protège quelques 1 200 hectares de pleine agricole est brisée par endroit, sacrifiant d’importantes superficies cultivables. Une situation qui effraie les populations des 21 districts de Koba.

Mohamed Lamine Bangoura, maire de Koba
Mohamed Lamine Bangoura, maire de Koba

Selon le président de la commune rurale d Koba, monsieur Mohamed Lamine Bangoura, l’extraction du sel, le développement de la pêche artisanale, la coupe de la mangrove, le remblai des domaines maritimes à Conakry sont entre autres les conséquences directes de cette érosion sur cette zone côtière du pays.

Plaidant en faveur des ses mandants, l’élu de Koba demande à l’Etat guinéen de concrétiser sa promesse de réparer la digue en vue de sauver les milliers de vie des villages environnants et les plaines agricoles de la localité.

Poursuivant, le maire appelle le gouvernement et les partenaires au développement à renouveler les projets de développement communautaire le long du littoral, l’une des solutions pour la protection des côtes maritimes guinéennes.

Le développement des forêts communautaires et privées, la mise en défend de celles qui existent, l’amélioration des méthodes d’extraction du sel et la création de toute autre activité génératrice de revenu sont citées parmi les solutions de sauvegarde de l’écosystème de cette partie côtière de la Guinée.

Ibrahima 133 Soumah, directeur préfectoral de l'environnement
Ibrahima 133 Soumah, directeur préfectoral de l’environnement

En attendant, le directeur préfectoral de l’environnement, Ibrahima 133 Soumah appuie les mesures d’interdiction de la coupe abusive du bois et plaide pour l’augmentation du nombre des éco-gardes, actuellement à 3 pour toute la sous-préfecture et leur équipement. Il encourage également la plantation du Morinaga et du Mélina. Aux saliculteurs, M. Soumah encourage l’utilisation des bâches. Aux fumeurs de poisson, l’amélioration des techniques de séchage avec moins du bois est également recommandée.

De leur côté, les députés ont fait un constat peu reluisant et promis de faire le point de la situation devant la représentation nationale.

En attendant, ils s’interrogent sur les possibilités de réparer la digue par l’Etat d’ici qu’il ne soit trop tard, le dépannage des 30 vannes qui contrôlent le mouvement de l’eau et facilitent l’exploitation de la plaine agricole.

Les parlementaires ont successivement visité hier, dimanche 17 juillet 2016, le port de pêche de Koba, la digue de Kitikata, Kindiadi et Kindiadi pompage. Et partout, les députés accompagnés des responsables locaux ont constaté les méfaits dangereux de la dégradation de l’environnement et déploré la disparition des localités comme Bokhi fori, actuellement dans les eaux.

Aujourd’hui, lundi 18 juillet 2016, la mission parlementaire doit se rendre à Katougouma et Tinguilinta avant de rallier Kamsar.

De Boffa, Abdallah Baldé envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : +224 628 089 845

 

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