Colonel Ansoumane Camara, Baffoé

Colonel Ansoumane Camara, Baffoé

Après la rencontre entre les services de sécurités, la commission d’organisation de la marche de l’opposition et les autorités du gouvernorat de Conakry, les journalistes présents, dont un de Guineematin.com, ont interrogé le Directeur des unités d’intervention de la police sur les dispositions envisagées.

Dans ses explications, le Colonel Ansoumane Camara ‘’Baffoé’’ a réitéré la détermination de la police à assurer la sécurisation de la marche de l’opposition demain, mardi 16 août 2016, sur la route Le Prince. « Mon rôle, demain, sera de sécuriser la marche autorisée par le gouvernement guinéen avant, pendant et après, jusqu’au dispersement des militants de l’opposition républicaine qui doivent sortir demain pour marcher de Bembéto au stade du 28 septembre », a introduit l’officier.

Concernant l’opportunité de la rencontre de ce lundi au gouvernorat, le Colonel Ansoumane Camara a dit : « C’est une première au gouvernorat ! Ce qui vient de se passer est une première parce que ça été élargi à certains leaders politiques et aux responsables de sécurité, plus vous la presse. Quand la presse témoigne de quelque chose, tout le monde a le droit de respecter ses engagements », a-t-il dit.

A la question de savoir comment les choses vont se passer alors, l’officier de police a expliqué : « Demain, la marche va être sécurisée à l’interne par la sécurité des partis et nous, nous allons mettre une sécurité non apparente et toutes les issues vont être bouchées pour que les marcheurs puissent faire leur marche avec leurs slogans dans de très bonnes conditions de sécurité et de paix. Mais aussi, pour qu’ils ne puissent pas empêcher ceux qui ne veulent pas marcher parce que demain, mardi, est un jour ouvrable. C’est un jour de travail et ceux qui vont marcher sur l’autoroute Fidèle Castro puissent venir au marché Madina, venir à Kaloum faire le travail administratif et se retourner dans des très bonnes conditions. C’est pour cela que vous avez constaté que le gouverneur a insisté  à ce que de Bambéto jusqu’à l’esplanade du stade, les deux bretelles de la route Le Prince soient occupées par les marcheurs », a-t-il précisé.

Sur la collaboration entre les forces de sécurité et la sécurité interne des manifestants, le Colonel Ansoumane Camara ‘’Baffoé’’ est plutôt optimiste : « Que personne d’autre ne puisse s’infiltrer. Que la commission de la sécurité des partis, ils ont payé des cordes pour déterminer les périmètres de sécurité dans lesquels se trouveront les militants et les marcheurs. Donc, c’est ce qui va alléger la tâche des services de sécurité. Et, nous sommes tous convaincus qu’il n’y aura pas de sécurité cent pour cent. Il pourra y avoir des dérapages, on va échanger des numéros de téléphones pour que quand il y a des dérapages, que nous les services de sécurité soyons joignable à temps. Et, que de leur côté, puisque certains viennent en second, dans des états où ils ne sont pas maîtres d’eux-mêmes, pour qu’on puisse les appeler et qu’ils puissent les mettre au pas afin qu’ils comprennent que demain est une journée spéciale et que c’est une première et que ça marche. Désormais, quand il y a des marches dans n’importe quelles voies, si on fait des réunions de prise de contact de ce genre, je crois que cela va permettre aux militants de nous accepter et nous aussi ça va nous permettre d’avoir le courage et l’abnégation d’être aux côtés des militants et de bien faire notre mission régalienne qui est la sécurité des citoyens et de leurs biens », a indiqué l’officier de police.

De la sécurité des journalistes sur le terrain ?

« Je ne parle pas de la presse puisque la presse, c’est moi-même. Demain, si la presse veut, j’invite ceux qui seront prêts à venir dans mon véhicule, ils vont évoluer avec moi. Moi, je considère la presse comme un agent qui est arrêté derrière moi. Donc, vous et moi, c’est la même chose. Les consignes de nos hommes par rapport à la presse, ce sont toujours les mêmes. Sans vous, on ne peut pas savoir ce qu’on est entrain de faire de bon ou de mauvais sur le terrain. Donc, la presse est un partenaire privilégié. Moi, je suppose que la presse n’a pas de problème avec nous. Vous pouvez même évoluer dans nos véhicules. Si un agent de la presse est victime demain d’un problème, qu’il vienne me voir ; aussitôt, je serais en mesure de régler sur place. Mais, je suppose que la presse n’a pas de problème. Tout va bien se passer. Et, à partir du moment où la marche est déjà autorisée, c’est la loi qui l’autorise, nous sommes donc obligés de sécuriser avant, pendant et après. Nous avons aussi le droit de sécuriser les autres militants », a rassuré le Directeur des unités d’intervention de la police.

De retour du gouvernorat, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

 

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