Dr. Sékou Goureissy CondéDocteur Sékou Koureissy Condé, président de la CANEG (Convention des Acteurs Non-Etatiques de Guinée), a animé une conférence de presse, hier mercredi 31 août 2016. Le thème portait sur le «Renforcement du dialogue politique et la consolidation de la paix en République de Guinée: option et perspectives, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

D’entré de jeu, Sekou Koureissy Condé dit que le dialogue politique est une préoccupation en Guinée et qu’il doit aboutir à ce que le peuple de Guinée souhaite. « Nous peuples de Guinée, souhaiterions que, lorsque les acteurs politiques au plus haut niveau se rencontrent, que l’aboutissement soit rassurant, apaisant et que cela permette de dire aux autres que les divergences politique sont une chose. Mais, il n’y a aura pas de progrès pour des gens qui ne sont pas capables de travailler ensemble. Il n’y aura pas de progrès s’ils ne peuvent pas montrer qu’on peut surmonter nos divergences et surmonter nos difficultés », a-t-il expliqué, rappelant que la Guinée, depuis bientôt 8 ans, a été confronté à des problèmes de communication et d’échange entre les acteurs.

Parlant du dialogue politique, le Président de la CANEG a regretté qu’il ne soit obtenu parfois qu’au prix des manifestations ou des opérations de force. Il a souhaité qu’en plus de l’apport de la communauté internationale, au rapprochement des positions (mouvance et opposition Ndlr), que les populations guinéennes, y compris les journalistes, soient associées. « Nous sommes heureux que le Président de la République ait souhaité son intention de déclencher le processus du dialogue. C’est que nous, société civile, nous sommes conscients que la paix, la quiétude, la sécurité et même l’exercice démocratique passeront par le dialogue », a-t-il dit.

Par ailleurs, le Président de la CANEG souhaiterait que la rencontre entre le Président de la République et le patron de l’opposition, El Hadj Cellou Dalein Diallo, soit précédée de 2 choses : « Que le statut du chef de file de l’opposition soit reconnu tel que la loi l’exprime. Que ceci permette une rencontre régulière entre le chef de file de l’opposition et le Président de la République, sans un problème de calendrier ou sans une pression de manifestation qui précède ou sans une intervention de la communauté internationale. Donc, il faut penser à la régularisation du statut du chef de file de l’opposition. Automatiquement, cela crée un espace de concertation régulier » a-t-il dit avec une certaine insistance.

Répondant à la question d’un journaliste sur une éventuelle nomination au poste de médiateur dans la crise politique guinéenne, Dr Condé répond : « je suis à la disposition de la Guinée, tout citoyen doit être à la disposition de son pays. Pour moi, tout est question de moralité, on m’accepte comme ça, on ne m’accepte pas comme ça, je souhaite comprendre de quoi il s’agit, faire comprendre ce qu’il faut faire. Je peux me tromper, mais je n’aime pas tromper quelqu’un, donc je suis disponible et chaque guinéen doit être disponible pour aider au renforcement de la paix et à l’unité nationale », a-t-il confié.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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