mamadou-cellou-balde-depute-uninominal-de-labeDans un entretien accordé en exclusivité à la rédaction régionale de Guineematin.com à Labé, le député uninominal de cette circonscription électorale, l’honorable Mamadou Cellou Baldé s’est prononcé sur la nouvelle date proposée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour l’organisation des prochaines élections communales en République de Guinée.

Pour l’élu uninominal de l’UFDG à Labé, ces prochaines élections communales sont très importante pour la démocratie en Guinée. « L’organisation des élections locales, c’est-à-dire des élections communales des urbaines et rurales, des quartiers et districts est une échéance importante dans la mesure où cela nous aide à renforcer les acquis démocratiques dans notre pays. Mais, de l’autre côté, ça nous aide à amorcer le développement au niveau de ses collectivités là, en mettant en place des conseils élus qui jouissent pleinement de leur légitimité »  a déclaré Cellou Baldé.

Partant, le jeune parlementaire a déploré ce qu’il a qualifié de « cette fuite en avant de la CENI à tout moment, parce que nous savons que les partis politiques constituent une partie prenante fondamentale du processus électoral. Aujourd’hui, nous comprenons donc mal qu’on puisse proposer un chronogramme qui abouti à la date du 18 décembre sans consulter les partis politiques.  Bien entendu, on sait que c’est l’une prérogative de la CENI. Mais, c’est en consultant les partis prenantes, c’est-à-dire les partis politiques » ajoute-il.

Sauf que cette nouvelle proposition de la CENI intervient dans un contexte de décrispation voulu par le Président Alpha Condé : « nous sommes en train de vivre aujourd’hui une situation de décrispation. Nous avions en organisant nos manifestations et dans la correspondance que nous avions également adressée au Ministre de l’Administration du Territoire, nous avions souhaité à ce que le Président de la République, en tant qu’institution de la république puisse instruire les autres institutions de la république à faire respecter les conclusions issues des différents accords. L’un des points que nous avions également adressé au ministère c’était que pour l’organisation des élections locales l’accès équitable aux médias d’Etat, l’indemnisation des victimes des pillages, l’identification et la poursuite des auteurs des violences. Pour cela, on n’allait pas avoir une autre discussion, mais on allait définir lors d’un dialogue les modalités de la mise en œuvre de ces conclusions là. Aujourd’hui, il y a qu’un dialogue va s’ouvrir, qui va mette autour de la table les différents acteurs politiques et sociaux de notre pays pour amorcer ces élections là. Bien entendu que la CENI a proposé une date, mais il appartient au Président de la République de confirmer ou de faire une autre date par décret » insiste le député uninominal de Labé.

Cependant, le parlementaire continue de déplorer le faite que les acteurs concernés ne se sont pas entendus sur les élections à organiser : « la CENI estime qu’il faut organiser les élections des communes urbaines et rurales et que les quartiers et districts attendent d’abord ». Ce qui est loin d’être la position de l’UFDG à en croire l’honorable Mamadou Cellou Baldé : « nous sommes pour que les élections soient couplées, parce qu’on peut organiser les élections des communes urbaines et rurales, les districts et quartiers en même temps » assure-t-il.

A ceux qui disent que la législation guinéenne ne parle pas d’élections au  niveau des districts et quartiers, le député Mamadou Cellou parle d’incohérence et de contradictions entre les différents textes législatifs de la Guinée.

« Quand vous prenez la hiérarchie des normes, il y a que la constitution est supérieure aux autres textes de loi notamment le code des collectivités et le code électoral. Nous allons avoir une session ordinaire à partir du 5 octobre et nous estimons que l’élan qui a été amorcé entre le chef de file de l’opposition et le Président de la République pour cette décrispation politique va nous amener à amender le cadre légal et le cadre institutionnel des élections notamment le code des collectivités et code électoral pour que ces textes là soient en harmonie avec la constitution, pour qu’en faisant avancer notre démocratie les quartiers et les districts puissent continuer à être des sections des collectivités locales. Que les responsables qui doivent être à ce niveau là soient des responsables élus, qu’ils jouissent d’une légitimité »  croit-il avec ferme conviction.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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