Thierno Saïdou Diakité 1Deux ans après la désignation de la Guinée pour abriter la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football en 2023, rien n’est encore concrètement entrepris pour permettre à nos notre pays de mériter la confiance placée en elle. Des voix commencent à s’élever pour dénoncer la lenteur qui caractérise ce processus. C’est dans cette dynamique que le consultant sportif, Thierno Saidou Diakité a organisé une conférence de presse, ce vendredi 23 août 2016, pour attirer l’attention des autorités sur la question, a constaté Guinéematin.com, à travers un de ses reporters.

Au cours de cet échange tenu à la maison de la presse, Thierno Saidou Diakité a dit son inquiétude face au silence entourant le dossier de la candidature guinéenne pour la plus grande fête du football africain. « Nous voulons exprimer aujourd’hui notre inquiétude, parce que depuis le 20 septembre 2014 jusqu’à maintenant, pratiquement et de façon officielle, rien n’a été entrepris par notre gouvernement dans la perspective des préparatifs de l’édition que nous devons abriter. Les jours passent et l’on se rapproche inexorablement de l’échéance. Nous voulons exprimer une inquiétude pour tirer la sonnette d’alarme, alerter nos autorités puis que nous, nous ne sommes que des citoyens. Au moins que les décideurs sachent que l’heure n’est pas encore grave, mais il se pourrait que l’irréparable se fasse. Surtout que l’année prochaine, la Confédération Africaine de Football (CAF) va envoyer des émissaires pour évaluer l’état d’avancement des préparatifs », a prévenu monsieur Diakité.

Poursuivant, le consultant sportif a exprimé son souhait de voir mis sur pieds le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN) avant la venue à Conakry des émissaires de la CAF. « Au moins, que le COCAN soit mis en place, car il est la cheville ouvrière des préparatifs jusqu’au match de la finale en 2023. La mise en place du COCAN est le préalable des préparatifs de la CAN », a précisé Thierno Saidou Diakité.

Elhadj Thierno Souleymane Ly, ingénieur et analyste financier, est revenu les enjeux de l’organisation de cette compétition en Guinée. « Le temps ne nous attends pas et les esprits pervers ne nous rendront pas la tache aisée. Nous avons maintenant l’opportunité d’avoir à organiser cette cérémonie qui est un défi. Chacun doit donc travailler à la réussite de cet évènement pour lequel nous n’avons pas ménagé nos efforts. Nous devons travailler en synergie pour la réalisation des infrastructures mais aussi pour l’organisation des festivités », a dit monsieur Ly.

En outre, les conférenciers ont rappelé que dans les cahiers des charges de la CAF, il est exigé entre-autres la construction de 4 stades homologués devant abriter la compétition. Or, il est de notoriété publique que la Guinéenne dispose que d’un seul stade répondant aux exigences des instances dirigeantes du football. Il s’agit du vieux stade du 28 septembre, qui a une capacité de près de 25 000 places. Le stade de Nongo, d’une capacité de 50 000 places, offert par la Chine, n’est toujours pas opérationnel faute d’une réelle volonté.

Pour organiser la CAN/ 2023 en Guinée, les capitales régionales que sont Labé, Kankan et Nzérékoré doivent bénéficier d’un stade digne du nom. A cela s’ajoutent des infrastrucres hôtelières, hospitalières, sécuritaires, de communication…..tout un programme qui peut tourner autour de 50 milliards de dollars US, selon l’analyste financier, Thierno Souleymane Ly.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

 

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