A l’occasion de l’an un du bombardement de l’hôpital de la ville de Kunduz, en Afghanistan et qui a coûté la vie à 14 employés de Médecins Sans Frontière (MSF) ainsi que de nombreux patients, le mouvement associatif MSF-Guinée a organisé une rencontre commémorative à l’hôpital national de Donka. La démarche vise à dénoncer les différentes attaques dont ils sont victimes de par le monde, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, l’hôpital MSF de la ville de Kunduz, située au Nord-Est de l’Afghanistan, avait été victime le 3 octobre 2015, d’une série de raids aériens menés par l’aviation américaine et qui a tué 42 personnes, dont 14 employés de Médecins Sans Frontières (MSF). Le centre procurait des soins chirurgicaux gratuits aux victimes d’accidents de la route, d’explosions ou de combats armés. MSF envoyait régulièrement des fournitures médicales et des médicaments à l’hôpital de Kunduz afin de garantir la continuité des soins aux blessés de la région. Le 28 septembre 2015, l’équipe médicale de MSF avait reçu 171 blessés, majoritairement par balles.

Pour commémorer cet événement, MSF-Guinée a organisé cette rencontre qui a réuni plusieurs volontaires de MSF et certains responsables internationaux. Dans son intervention, le chef de mission Médecins Sans Frontières Belgique/Guinée, monsieur Diallo Kandia Ibrahim réaffirme l’engagement de MSF à sauver des vies, malgré les bombardements. « Cette rencontre devait se tenir hier, mais comme c’était un jour férié, nous l’avons reporté pour cet après-midi. Le mouvement a organisé cette rencontre pour se souvenir des victimes de Kunduz. Les bombardements ne vont pas nous décourager, nous restons engagés plus que jamais à sauver des vies », a-t-il martelé.

A travers une vidéo-projection, les participants ont pu réaliser l’ampleur des dégâts causés sur l’hôpital de Kunduz et les témoignages d’un employé de MSF qui a survécu aux bombardements. A en croire le coordinateur des opérations MSF/Cellule 1 (Guinée, RDC et Soudan du Sud), Bertrand Perrochet, en 2016, ce sont 75 centres hospitaliers de MSF qui ont été pris pour cibles, rien qu’au Yémen et en Syrie.

Par ailleurs, Bertrand Perrochet regrette le fait que les médecins sont devenus des cibles dans plusieurs pays monde. « On ne parle que de l’Afghanistan mais, moi je pense aux 75 structures sanitaires de MSF qui ont été pris pour cible seulement au Yémen et en Syrie. Je pense également aux 3 qui sont porté disparus en RDC et nos collègues qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Cela veut dire que nous sommes devenus des cibles parce que nous voulons sauver des vies. Nous portons un engagement fort que nous devons tous respecter », a dit le coordinateur des opérations.

Aujourd’hui, MSF conditionne la réouverture de l’hôpital de Kunduz par le respect de certains engagement forts des différentes parties engagées dans le conflit Afghan, ce qui pourrait constituer un ouf de soulagement pour la population de cette zone.  La cérémonie a pris fin par des prières et bénédictions formulées à l’endroit des victimes du bombardement de l’hôpital de Kunduz ainsi que toutes les victimes enregistrées.

Mamadou Mouctar Barry, pour Guineematin.com

Tel: 621 607 907

 

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