C’est avec les slogans ‘’A bas l’injustice, à bas les traîtres, à bas la discrimination » que les travailleurs déçu de Rio Tinto ont entamé hier lundi 10 octobre 2016, la poursuite des marches de protestation dans le cadre du programme de départ volontaire (PDV) imposé par la société minière. Pour marquer leur mécontentement face à cette situation, les manifestants se sont massivement mobilisés devant les locaux de l’entreprise à Coléah, empêchant ainsi toutes rentrées et sorties, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters. 

De la base logistique sise à Coléah, les manifestants en grand nombre ont rallié le nouveau siège de Rio Tinto situé également à Coléah tout près de la résidence 2000, à l’immeuble Delphine 1 où ils ont décidé de s’installer jusqu’à la satisfaction totale de leurs différentes revendications. Les consignes sont fermes, « personne ne sort personne ne rentre jusqu’à la satisfaction des revendications », avaient-ils décidés.

On se souvient que la société Rio Tinto avait annoncé son départ définitif de la Guinée. C’est dans ce sens qu’elle avait demandée aux travailleurs d’accepter le programme de départ volontaire conditionné par des avantages selon la réglementation guinéenne. Faute de quoi, elle prendrait des mesures de licenciement.

Aujourd’hui, nombreux sont les travailleurs qui ont accepté d’adhérer au programme de départ volontaire.

Le porte parole des manifestants estime que ce programme de départ volontaire a été plutôt imposé et que la majorité des travailleurs, après règlement, se sont retrouvés avec dettes énormes dans les banques.

A rappeler que les revendications portent essentiellement sur la prise en charge médicale des travailleurs, l’accompagnement des travailleurs dans le payement des prêts bancaires et l’amélioration des conditions de vie.

« Personne n’avait le choix. On nous a imposé de signer les papiers de départ volontaire. Maintenant, après tout règlement certains travailleurs se sont retrouvés avec d’énormes dettes en banque. On demande que la société nous assiste dans le payement de ces dettes en plus de la prise en charge médicale », a dit le porte parole des manifestants, Mory Condé.

A en croire Mory Condé, au moment où ils étaient à Coléah, une même mobilisation se faisait à Forecariah et au site de Morybadou, dans la préfecture de Beyla.

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél: 621 60 79 07

 

 

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