Un article publié récemment sur Guineematin.com, fait état d’une gestion opaque de la maison des jeunes de Tougué par le directeur préfectoral de la jeunesse, Chérif Baldé. Des accusations formulées par Mohamed Sacko Barry, président de la délégation spéciale qui parle de « caporalisation de la maison des jeunes ». Interrogé par notre correspondant à Tougué, le mis en cause a réagi en apportant des éclaircissements.

 
Pour monsieur Baldé : « depuis que la maison des jeunes de Tougué a été rénovée par le PDSD (Projet de Développement Social et Durable), il y’a eu toujours un comité de gestion dont la DPJ et la mairie ne font pas parti.  C’est les jeunes qui gèrent, c’est le comité directeur de la maison de jeunes », précise-t-il d’entrée de jeu. Chérif Baldé ajoute ensuite que «  le mandat du premier comité a expiré depuis le 31 mai passé, un autre a été installé. Maintenant, la maison n’est pas communale, elle est préfectorale. Ce n’est pas la mairie qui doit gérer ça, comme dans toutes les préfectures de la Guinée. Comme on n’a pas cédé, c’est par rapport à ça très certainement que vous  avez reçu ces renseignements au près de la mairie », soutient le directeur préfectoral de la jeunesse.
 
Répondant à l’affirmation selon laquelle c’est les fonds qui étaient destinés à la commune, qu’on a investi sur un bâtiment vétuste, c’est pourquoi la commune demande la cogestion de la maison de jeunes, le DPJ souligne : « je n’ai jamais refusé qu’on gère ensemble, parce que moi je ne gère pas ça, c’est le comité directeur qui gère ça, et les fonds obtenus ne sont pas à partager. Les statuts et le fonctionnement des maisons de jeunes de Guinée disent que les recettes issues des activités qu’on réalise là-bas, vont servir à l’entretien, au renouvellement des mobiliers qui s’y trouvent. Donc, ce n’est pas de l’argent à répartir. Vous pouvez demander ailleurs, partout c’est comme ça », insiste monsieur le directeur.
 
Parlant de la direction communale de la jeunesse (DCJ), qui selon monsieur Sacko Barry n’a aucune infrastructure lui permettant de générer de fonds, le délégué préfectoral lève l’équivoque : « c’est les activités réalisées par la DCJ qui feront qu’elle ait une source de revenue, elle doit mener des activités dans les quartiers et districts de la commune. Par rapport à la maison des jeunes, il y’a les taxes sur spectacles qui se réalisent au niveau de la commune, que ça soit à la maison des jeunes, ou dans un district, c’est la DCJ qui doit suivre ça pour avoir ses propres recettes. Voilà comment ça se passe, et vous pouvez demander en dehors de Tougué, comment les choses se gèrent au niveau des maisons des jeunes>>, dit monsieur Chérif Baldé.
 
 De Tougué, alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com
 
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