Dans la matinée de ce jeudi 13 octobre 2016, s’est ouvert à Conakry, l’atelier d’information sur les massacres du 28 septembre 2009, au stade du même nom. Un évènement qui a réuni plusieurs organisations des défenses des droits humains en Guinée, notamment la FIDH, l’OGDH, l’AVIPA, des membres de la société civile, sous le financement de OSIWA Guinée, a constaté Guinnemat.com à travers un des ses reporters.

Selon Madame Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA, l’objectif de l’atelier est d’informer les parties prenantes (avocats, les organisations de la société civile et les partenaires) sur l’état d’avancement de la procédure judiciaire des massacres du 28 septembre 2009. C’est aussi amener la plate forme des victimes de violence (AVIPA, AVR, AVCB), à élaborer et adopter une stratégie de lutte contre l’impunité. Ensuite,  il s’agira de renforcer la synergie d’action entre les ONG des victimes de violation en Guinée et en même temps, remobiliser les victimes qui ont perdu confiance au système judiciaire.

Pendant deux jours de travaux autour des thèmes : l’état d’avancement du dossier du 28 septembre devant la justice guinéenne ; la possibilité de saisir les juridictions internationales ; l’assistance aux victimes, plusieurs résultats seront attendus de la société civile. Parmi ces résultats figurent l’information des parties prenantes sur l’état d’avancement de la procédure judiciaire ; la mise en place et l’adoption par la plateforme des victimes de violence ; le renforcement de la synergie entre les ONG, etc.

Interrogé par les médias dont Guinematin.com, sur ce qui expliquerait la lenteur dans le traitement de ce dossier,  l’avocat à la Cour, Me Amadou Barry a reconnu qu’il n’est pas facile de travailler sur des dossiers de crimes de masse. « Partout ailleurs, ce n’est pas facile. Il y a beaucoup de victimes, beaucoup d’investigations à faire, beaucoup de témoins à entendre. Il y a même beaucoup de personnes à inculper. Donc, dans les crimes de masse, il ne faut pas aller dans la précipitation », a-t-il demandé.

Prenant la parole, le représentant d’OSIWA, partenaire financier, Ibrahima Amadou Niang a rappelé les vœux des associations des victimes : « Leurs vœux est que des sanctions pénales individuelles soient prononcées contre les bourreaux. Sept longues années se sont écoulées depuis, sans qu’elles n’obtiennent gain de cause », a-t-il  reconnu.

Pour lui, les victimes ont le droit de savoir ce qui a été fait, ce qui est entrain d’être fait et ce à quoi on peut s’attendre.

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du département de la justice, Moussa Kourouma a rappelé les acquis obtenus dans la procédure mais aussi la volonté de son département d’aller de l’avant dans le traitement du dossier.

Mamadou Alpha Assi Baldé pour Guinemati.com

Tél : 622 68 00 41

 

 

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