Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le torchon brûle entre le président de la délégation spéciale de Tougué et le directeur préfectoral de la jeunesse. C’est la gestion des recettes issues de la maison des jeunes de Tougué qui est à l’origine du malentendu. Pour en savoir davantage sur cette polémique, le correspondant local de Guineematin.com, a donné la parole à monsieur Diao Baldé, le patron du PDSD (Projet de Développement Social et Durable), en Haute et Moyenne Guinée.

 
Étant l’auteur de la rénovation de la maison des jeunes de Tougué, le PDSD, à travers sont président apporte des précisons: « c’est le projet qui a financé entièrement la rénovation de la maison des jeunes, comme beaucoup d’autres infrastructures dans la préfecture. Après, un comité de gestion a été mis en place, dont les membres de l’association des jeunes de Tougué et certains qui sont de la commune. Il y’a une clé de répartition sur les recettes. Il y’a des documents qui sont là-bas pour ça, dans la maison des jeunes,  et il était entendu même qu’il y ait une traçabilité. Avant, à chaque fin de mois, on donnait un rapport où les contributions de la maison des jeunes au budget de la commune étaient mentionnées.  Donc il y’a un pourcentage qui revient à la commune. Un montant devrait être pris pour restaurer le bâtiment. Mais, il n’est pas dit que l’argent doit intégralement être versé, ou bien c’est le maire qui gère les recettes de la maison des jeunes. L’argent là aussi n’est pas pour le directeur préfectoral de la jeunesse. Il y’a une sérieuse discussion entre ces structures là », précise monsieur Diao Baldé. 
 
Il ajoute cependant qu’il y a un problème lié à la connaissance des textes par les principaux concernés : « c’est qu’il y’a un problème de législation. Il y’a les codes des collectivités qui transferent toutes ces infrastructures aux collectivités, mais il n’y a pas eu les textes d’application. Les ministères sectoriels ont élaboré des textes, mis en place des structures dont le DPJ, un directeur de maison des jeunes qui normalement ne devrait pas exister dans le code des collectivités. Nous nous avons essayé avec notre consultant de faire des hybrides, en collaboration avec le ministère sectoriel, pour que l’infrastructure puisse être fonctionnelle. C’est ce qui justifie qu’il ait des activités culturelles, c’est pourquoi on avait fait des salles là-bas, des bureaux pour améliorer même la qualité de prestation des structures de l’État. Parce qu’il y a un bureau pour le directeur de la jeunesse, un autre pour l’association des jeunes. Dans les conditions normales la commune doit avoir une partie des recettes, si elle n’en perçoit pas, c’est dû à sa faiblesse. Par ce que elle est représentée dans le comité de gestion », tranche monsieur Diao Baldé.
 
De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com
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