Comme on le sait, le paludisme constitue l’une des premières causes de maladie et de mortalité en Guinée, notamment chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Pour comprendre davantage les moyens mis en place pour la prévention de cette maladie, une équipe de journalistes s’est rendue au Programme National de Lutte Contre le Paludisme (PNLP), et dans certains ménages qui ont bénéficié de la prévention. C’était hier jeudi 12 octobre 2016, a appris Guineematin.com sur place.

Selon Ibrahima Sanoh, chargé de communication du PNLP, un plan stratégique national de lutte contre le Paludisme a été mis en place. C’est notamment la distribution des moustiquaires, qui se fait en deux volets : « le premier volet, ce sont les distributions que nous faisons de façon continuelle ou la distribution en routine. Vous savez, quand les femmes tombent enceinte, elles viennent dans les centres de santé pour des consultations prénatales (CPN). Alors elles reçoivent des moustiquaires, pour se protéger contre le paludisme. L’autre volet de la prévention, c’est la grande campagne de distribution des moustiquaires. C’est une deuxième en Guinée, après celle de 2012. Alors, cette campagne a permis de distribuer près de six millions de moustiquaires>>, a-t-il révélé, rappelant qu’une moustiquaire a une durée de vie de trois ans.

 « Nouvelle stratégie de prévention de la maladie »

Aux dires d’Ibrahima Sanoh, en 2015, la Guinée a adopté une nouvelle stratégie de prévention du paludisme, qui consiste à donner des médicaments (Chimio prévention). C’est notamment dans les localités, où la transmission du paludisme n’est pas pérenne, mais plutôt saisonnière. « Il s’agit des localités de Siguiri, de Dinguiraye, de Mandiana, de Koubia et de Gaoual. Alors, il a été constaté que dans ces localités, contrairement aux autres parties du pays, là-bas, durant les mois d’octobre, novembre, décembre, le paludisme se développe beaucoup plus. Alors la Guinée en 2015, a pour la première fois expérimenté cette stratégie », a-t-il fait savoir.

Malgré cette vaste campagne de sensibilisation et de distribution de moustiquaires imprégnées, opérée dans notre pays, certaines personnes refusent de les suspendre dans leur chambre. C’est à l’image d’El hadj Sékouba Soumah, rencontré à Tombo : « J’ai reçu la moustiquaire ici, toute ma famille en a reçu. Mais, moi, depuis, je ne l’ai pas utilisé encore. Parce qu’en dormant sous une moustiquaire, je me croirai comme si j’étais dans un trou », a-t-il fait savoir.

On peut comprendre que certaines personnes  n’aient pas l’envie d’utiliser les moustiquaires imprégnées, mais, il faut reconnaître qu’elles sauvent la vie, car le paludisme tue plus que le VIH/SIDA.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel:(00224) 621 09 08 18

 

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