manifestationLes citoyens du quartier Féréfou 2, dans la commune urbaine de Kindia, sont descendus dans la rue, hier jeudi 13 octobre 2016, pour protester contre les délestages électriques dans leur quartier, a constaté sur place Guineematin.com, à travers son correspondant local. 

Les manifestations contre le manque du courant électrique et les délestages dans certaines localités de la commune urbaine deviennent de plus en plus inquiétantes dans la cité des agrumes. Après le quartier Gare il y a quelques semaines, ce sont des jeunes de Féréfou 2 qui sont dans la rue depuis hier jeudi 13 octobre 2016, pour dénoncer leur ras-le-bol contre le délestage du courant électrique dans ce quartier. Du secteur Farayah jusqu’au pont de Dorneyah, les différentes artères de la route Tafory-Damankanyah sont barricadées par les protestataires qui exigent qu’EDG de Kindia trouve solution à leur problème.

Selon eux, aucune négociation n’est possible tant que le courant n’est normalisé dans leurs quartiers : « nous sommes ici jusqu’à nouvel ordre, tant qu’il n’y a pas une situation normale du courant, il n’y aura pas de circulation dans ces quartiers. Si nous avons le courant aujourd’hui, demain c’est l’autre quartier qui en a. Dans les autres quartiers de la ville, le courant vient à tout moment ; pour nous, c’est une bêtise. Nous avons même contribué volontairement dans les mosquées pour trouver des câbles afin d’alimenter le transformateur qui est arrivé il y a quelques mois. Malgré cette cotisation, nous n’avons encore rien vu comme résultat et c’est à cause de tout ça que nous sommes dans la rue et c’est jusqu’à nouvel ordre », a expliqué Abdoulaye Soumah, un jeune manifestant.

Ce vendredi matin, toutes les activités basées dans ce quartier sont paralysées. Notamment les élèves des écoles privées de Stéphan plus et Paul Keita ont été empêchés de suivre les cours par les manifestants. Malgré une première intervention musclée des forces de l’ordre, les jeunes sont décidés d’aller jusqu’au bout de leur revendication « les policiers sont venus ce matin pour nous jeter du gaz lacrymogène, et il y a eu des jets de pierres entre nous et finalement ils se sont retourné. Nous sommes ici jusqu’à ce qu’on règle notre situation », a martelé Amara Camara, un autre manifestant.

Pour l’instant, aucune réaction de l’EDG et les jeunes continuent leur mouvement de protestation.

A suivre !

De Kindia, Sékou Komoyah Kaba pour Guineematin.com

Tél : 620 74 80 10

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