politiqueVisiblement, la signature de l’accord politique inter guinéen ne fait pas que des heureux et les grincements de dents continuent à se faire entendre. Après la société civile, qui a dénoncé certains points de l’accord du 12 octobre, c’est autour d’une nouvelle alliance de se faire entendre à travers une conférence de presse, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters. 

Dénommée front national pour la défense des droits des citoyens, cette structure est composée de partis politiques et d’organisations de la société civile. Il comprend des noms comme Dr Faya Milimono (BL), l’honorable Alpha Ibrahima Sila Bah (PGRP), Faya François Bourouno (PEDN), Dr Ibrahima Sory Diallo (DDC/BOC) et d’autres activistes de la société civile. Le front vise à permettre aux citoyens d’élire leurs chefs de quartiers et de districts, contrairement au contenu de l’accord politique récemment signé.

Selon Faya François Bourouno, porte parole du PEDN, la création de la plate forme se justifie par les dérives anti-démocratiques et anticonstitutionnelles orchestrées par le pouvoir avec la complicité de certains leaders de l’opposition guinéenne. C’est pourquoi ce groupe de partis politiques et d’organisations de la société civile a décidé de mettre en place cette plate-forme pour défendre la liberté des citoyens d’élire leurs chefs de quartiers et de districts.
Dans sa déclaration, le front veut : dénoncer toutes les violations de la constitution et de la loi; former et informer les citoyens de leurs devoirs et surtout de leurs droits; utiliser tous les moyens et compétences juridiques, tous les moyens constitutionnels et légaux, pour s’opposer à toute violation ou tentative de violation de la constitution et de la loi. Le front ajoute que « plusieurs points de la conclusion du dialogue vont en contre-sens de l’ambition légitime des guinéens ».

Sur la question des élections, le front national pour la défense des droits des citoyens affirme : « très malheureusement, les guinéens ont plutôt assisté à la confiscation de la liberté du peuple d’élire librement directement et conformément à nos textes de loi, ses chefs de quartiers et de districts, et pire, à la consécration de la politisation à outrance de la société guinéenne ».

Le front national pour la défense des droits des citoyens accuse ensuite les parties prenantes signataires de l’accord de priver les citoyens de leurs droits. « En optant pour la désignation des chefs de quartiers et de districts par les entités (politiques ou autres) dont les listes arrivent en tête dans lesdits quartiers /districts, au scrutin communal, les signataires de ce dernier accord ont ainsi décidé de priver les électeurs de leur droit d’élire directement leurs chefs de quartier et district, et d’élargir l’emprise du politique sur tous les plans de la société guinéenne « , regrette le front par la voix de monsieur Koné Fouceny.

Par ailleurs, cette nouvelle alliance politico-sociale rejette catégoriquement cette disposition des accords du 12 octobre 2016. Elle déplore l’éloignement de certains acteurs politiques de l’idéal visant à donner à la Guinée une véritable démocratie dont la conquête a entraîné tant de sacrifices en vies humaines.

Enfin, le front national pour la défense des droits des citoyens invite le peuple de Guinée à se mobiliser pour le combat démocratique.

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél. : 621 607 907

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