Elhadj Bah Ousmane

Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR

Comme annoncé par un précédent article de Guineematin.com, le secrétaire fédéral de l’UPR en Amérique du Nord, monsieur Mohamed Aly Diallo, alias Caissier, vient de démissionner. Dans sa lettre adressée au bureau exécutif de l’UPR, l’homme n’a pas aimé que son discours soit mis de côté pour avoir simplement demandé à son président, Elhadj Bah Ousmane, de transmettre la demande des militants au président Alpha Condé de faire juger les crimes du 28 septembre 2009.

Ci-dessous et sans aucun commentaire, le correspondant de Guineematin.com à New York vous propose la lettre de démission de Mohamed Aly Diallo et son discours qui a été refusé à l’occasion du récent passage de Bah Ousmane aux Etats Unis :

Mohamed Aly Diallo, Alias caissier

Ancien S/F de UPR en Amérique du nord

Au Bureau exécutif national de l’UPR

P/E du président du Parti Bah Ousmane

Mmes et Messieurs,

Mohamed Aly Diallo, alias Caissier

Mohamed Aly Diallo, alias Caissier

Je viens par la présente lettre vous tenir informé de ma décision, d’exprimer ma démarcation sur toutes activités socio-politiques du parti pour les raisons suivantes :
1.) Le président du parti Bah Ousmane, a rejeté le discours de bienvenue qui avait été rédigé à l’occasion de son arrivé à New York et a imposé un autre discours sous prétexte que nous n’avons pas le droit de le faire sans le consulter. Il dit aussi que nous n’avons pas le droit de parler du 28 septembre 2009 dans ce discours et exprimer notre compassion aux familles des victimes.

J’estime, rédiger et imposer un discours qu’il faut prononcer à l’occasion de son arrivé c’est le paroxysme (le point culminant) de la dictature. Et aussi refuser qu’on parle dans notre discours de ce carnage du 28 septembre 2009, qui a endeuillé toute notre nation et a terni l’image de cette date sans précèdent dans l’histoire de la guinée indépendante, c’est mettre au-dessus de la vie humaine sa vision politique et ses intérêts personnels et égoïstes.
Vous trouverez ci-joint ce discours rejeté et à vous d’apprécier.

2.) Il nous a aussi informé que je suis nommé au bureau exécutif national du parti comme chargé de la communication, mais que je n’ai pas le droit de parler au nom de l’UPR pour quelques raisons que ça soit, sans le consulter ou recevoir ses instructions.

Accepter un titre sans fonction, ni prérogative, pour moi, c’est jouer à la lâcheté et faire preuve du paroxysme de la démagogie.

La démocratie, c’est la liberté d’expression et le respect des lois et règlement en vigueur. Ce n’est pas venir en opportuniste avéré vanter et chanter des louanges d’un leader politique. Mais, venir en homme visionnaire, cibler ses défauts et attirer respectueusement son attention sur la nécessité de les corriger.

Mesdames et messieurs les membres du bureau exécutif national,

Voilà les raisons pour lesquelles j’ai décidé d’exprimer ma démarcation et le refus d’accepter un titre sans fonction, ni prérogative. La démarcation, c’est la démission pure et simple comme l’a fait Jean Claude Diallo, paix a son âme et comme l’a fait Dr. Thierno qui m’a précédé.

Je remercie très solennellement tous les militants, militantes et sympathisants de l’UPR, qui m’ont soutenu et les prie de ne pas voir dans cette action une mauvaise intention.

Si tant soit peu quelqu’un (du président jusqu’au dernier militant) s’est senti frustré, je vous prie de mettre cette frustration au compte de l’imperfection inévitable de toute nature humaine ; et surtout, au compte du refus du président du parti de respecter la liberté d’expression. Ma bouche et ma plume ne sont pas faites pour faire du plaisir ou pour se faire plaire, c’est pour tout simplement exprimer ce que je crois être la vérité.

Veuillez agréer Mmes et messieurs, l’expression de mes sentiments distingués.

Philadelphia le 15 Octobre 2016

Mohamed Aly Diallo Alias caissier, ancien S/F de l’UPR en Amérique

Mohamed-Aly-Diallo-alias-Caissier

Mohamed Aly Diallo, alias Caissier

Voici le discours refusé par le président de l’UPR et ministre conseiller à la présidence de la République, Elhadj Bah Ousmane

Fédération de l’UPR en Amérique du nord (United for progress and renewal)

Discours de bienvenu adressé au président Bah Ousmane aux USA.

Mrs les représentants des partis politiques,

Mrs les présidents de l’Union du Fouta et Pottal fii Bhantal,

Mrs les présidents des différentes associations sous-préfectorales et préfectorales ici présent,

Mrs. Les sages de New York,

Mmes et Mrs., chers invités,

Je voudrais, au nom de tous les militants, militantes, sympathisants de la Fédération de l’UPR en Amérique du nord et de Mohamed Aly Diallo Alias caissier S/F victime d’un accident, souhaiter la bienvenue et un agréable séjour à notre cher président Elhadj Bah Ousmane. Ce leader, qui a toujours mis au-dessus de ses ambitions politiques l’intérêt commun de toute la nation et Privilégie la concertation et le dialogue social, dans le règlement des tous les conflits.

Pour rappel, une semaine avant le carnage du 28 septembre 2009 qui a endeuillé toute notre nation, il a convoqué une réunion extraordinaire au siège de notre parti, dans le seul but d’examiner les avantages et les inconveneants de cette marche pacifique :

La question était de savoir : Inviter des citoyens sans armes à sortir braver ces soldats armés jusqu’au dent, qui menaçaient chaque jour de réprimer avec la dernière énergie toute contestation, est ce que cela ce n’est ne pas les inviter au suicide ? »

A la suite d’un débat contradictoire houleux la direction nationale a fini par prendre la décision de s’abstenir et a invité tous les militants, militantes et les sympathisants du parti à ne pas sortir le 28 septembre 2009.
Elle a aussi, adressé une lettre explicative et convaincante aux autres partis politiques pour les inviter à s’abstenir, dans le seul but de protéger la vie de leurs militants. Car pour l’UPR, il n’y a pas quelque chose dans la vie qui est plus importante que la vie ou la protection de la vie humaine.

Malheureusement, au lieu de voir cela comme une bonne action, des personnes mal intentionnées ont réussi à inculquer dans l’esprit de beaucoup des guinéens que l’UPR et son président ne sont que des complices actifs de cette junte militaire qui est venu illégalement s’accaparer d’un pouvoir, en violation flagrante de notre constitution. Alors que l’UPR avait refusé de participer à ce gouvernement et a même rejeté le poste de premier ministre qui avait été proposé à notre président.
Heureusement, aujourd’hui le vent de la vérité a soufflé. Ce que l’UPR (l’union pour le progrès et le renouveau) avait voulu éviter est arrivé. « La mort des centaines jeunes dont le droit aux dédommages et à la justice ont été rangés dans le placard de l’oubli par tous ces politiciens qui les avaient invités à sortir braver ces criminels ».

Mon cher président de l’UPR,

mohamed-aly-diallo-upr

Mohamed Aly Diallo, alias Caissier

Je voudrais au nom de tous les militants et militantes de notre fédération, au nom de tous les guinéens épris de paix et de justice, vous lancer un appel solennel. Celui de faire comprendre au Président de la république que les fautes impunies entrainent des récidives, et les récidives impunies poussent les personnes honnêtes à dévier la voie de l’honnêteté pour aller emboiter les pas des malfaiteurs sur le chemin de la perdition. Aussi, une justice de deux poids deux mesures est une justice-injuste qui aggrave l’injustice, aiguise la haine et l’esprit de la vengeance.

Je vous prie aussi, en tant que conseillé spécial du président de la république, de passer par la solidité des arguments dans une logique bien fondée lui faire comprendre la nécessite, voir même l’obligation d’extirper et conduire tout droit à un parquet central de tous ces criminels aguerris et endurcis qui ont versés le sang des milliers des guinéens et massacrés des centaines d’autres.

Ces soldats pousse-cailloux, leur place c’est ne pas dans l’administration de notre pays, mais être entre un parquet central et une prison civile pour répondre des actes criminels qu’ils ont commis le 28 septembre 2009.
Le 28 septembre, date à laquelle tous guinéens pouvait sortir se vanter d’être de ce premier pays de l’Afrique de l’ouest, pour la première fois qui a osé braver le colonisateur

Malheureusement l’image historique de cette date est ternie à jamais. Désormais le 28 septembre ne reflète que larmes et désarroi, pour tous les guinéens qui mettent au-dessus de leurs intérêts personne la vie humaine.

Mr. Le président de l’UPR,

Chers compatriotes, Mesdames et messieurs,

Je prie d’accepter d’observer une minute de silence à la mémoire de nos chers compatriotes assassinés le 28 septembre 2009.

Merci.

Mr. Le président,

Le dernier message que je voudrais adresser à la direction nationale de notre parti à travers vous, c’est d’entreprendre des réformes et des refontes profondes de la base au sommet, afin de faire désormais de l’UPR, un parti politique incontournable dans la vie socio-politique de notre nation et le future dirigeant de la guinée en 2020.
Encore une fois, je vous souhaite un agréable séjour parmi nous, et remercie aussi très solennellement tous nos compatriotes ici présents et tous ceux qui ont contribués à la réussite de ce meeting.

Merci, merci Thank you.

Le secrétaire fédéral de l‘UPR en Amérique du nord P/O

Mamadou Sow, chargé de la communication

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