Claude Kory Kondiano, président de l'Assemblée nationaleUne plénière qui s’est ouverte dans l’après-midi de ce lundi 17 octobre 2016 a longtemps piétiné sur une surprenante décision du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a constaté Guineematin.com à travers son reporter l’hémicycle. Le patron du perchoir a décidé de faire fermer les portes dès l’ouverture de la session et de ne pas payer les primes de session aux retardataires. Une décision qui a provoqué un tollé au sein des élus qui n’ont pas aimé une telle humiliation.

D’ailleurs, le président du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel, Amadou Damoro Camara, a été la première victime de cette surprenante décision de fermeture des portes de l’Assemblée nationale. Arrivé pourtant à l’heure, Amadou Damaro Camara a répondu présent à l’appel nominatif et méritait donc d’empocher sa prime. Mais, sorti au moment où le maitre du parlement a annoncé sa décision, le patron du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel a tout fait pour réintégrer la salle : « n’ouvrez pas les portes ; sinon, vous serrez virez », a prévenu Kory Kondiano.

Députés, Damaro et MarégaC’est finalement Docteur Fodé Oussou Fofana, le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates qui plaidera pour qu’on laisse entrer Damaro. « Monsieur le président, Damaro était là ! Il y a même ses téléphones ici. Il a répondu à l’appel et est sorti répondre à un appel… », a notamment plaidé le vice-président de l’UFDG, qui s’est engagé que si Damaro entre, on n’ouvrira plus pour aucun autre député, quelque soit son bord politique.

Mais, au moment où le président de l’Assemblée ordonnait l’ouverture des portes, les huissiers n’ont pas aperçu l’ombre de Damaro, qui avait portant sévèrement frappé pour entrer.

D’ailleurs, Amadou Damaro Camara n’a pas été le seul à prendre cette « exclusion » comme une humiliation. « Vous devez faire une circulaire. Cela y va pour le respect de votre décision et le respect des honorables députés », a dit honorable Traoré, du RPG arc-en-ciel. « Traoré, faites passer le message aux autres et dites leur que c’est désormais comme ça… », a répliqué le patron du perchoir.

Finalement, c’est sans Amadou Damaro Camara et les autres députés retardataires que le chronogramme de la session budgétaire 2017 a été examiné et adopté à l’unanimité des députés présents. Parviendra-t-il quand même à empocher la prime pour la session de cet après-midi ?

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo était au parlement pour Guineematin.com

Téléphone : (00224) 621 09 08 18

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