parlement-des-jeunes-guineensA l’occasion d’une conférence de presse animée dans la matinée de ce lundi 24 octobre 2016, à Conakry, le président du parlement des jeunes leaders de la société civile s’est exprimé sur l’accord politique du 12 octobre, la fermeture des écoles ‘’La Citadelle’’ ; mais aussi les réformes du système éducatif guinéen, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Parlant de la signature de l’accord politique du 12 octobre dernier, le parlement des jeunes leaders, par la voix de son président, dit avoir bien accueilli cette signature qui, dit-il, a favorisé la « décrispation du climat politique guinéen ».  Sur ce point, il marque ainsi sa démarcation des autres structures de la société civile guinéenne.

Concernant la question du mode de désignation des chefs de quartiers, qui continue de diviser, Abdourahmane Diallo voit surtout une lutte d’intérêt. « Les gens sont partis au dialogue, il y a eu des accords. Et, on sait que des intérêts sont menacés, il faut le dire. Les acteurs de la société civile ne parlent que quand leurs intérêts sont menacés. Des gens crient tout simplement parce qu’ils avaient des objectifs pour lesquels ils se sont battus depuis longtemps ; mais, qui sont aujourd’hui menacés », a-t-il souligné.

parlement-des-jeunesPour ce jeune leader, le premier risque qu’on trouve dans cet accord est simplement la récupération politique que certains veulent faire. « Que des individus à la tête d’un parti politique, au lieu de mobiliser leur base pour protester de manière légale, mobilisent des ONG et associations dans des bureaux climatisés. Nous estimons que la démocratie a été sabotée de ce point de vu », a dit Abdourahmane Diallo.

Le second risque, ajoute-t-il, est qu’à force de désigner les responsables au niveau des quartiers, les populations à la base risquent de ne pas reconnaître la légitimité de certains. « On risque de désigner des chefs des quartiers corrompus et connus, qui n’ont aucune utilité historique et qui seront récusés par les populations », a-t-il expliqué.
Pour lui, la Guinée ne pourra jamais avancer dans l’instabilité sous toutes ses formes. Pour vivre dans la paix, il faut impérativement « encourager le dialogue entre les acteurs de la vie sociale et politique pour pérenniser la paix », a-t-il dit.

A l’assemblée nationale qui aura le dernier mot sur ces accords politiques, le président du parlement des jeunes leaders de la société civile espère que les députés privilégieront l’intérêt supérieur de la Guinée car, ajoute- t-il, il n’y a pas de « démocratie sans démocrate».

Dans sa communication, Abdourahmane Diallo a ajouté que le parlement des jeunes leaders invite tous les Guinéens à ne pas céder à la « manipulation, à la désinformation et à l’intoxication à outrance, mais de contribuer à favoriser l’apaisement».

Parlant du système éducatif guinéen, Abdourahamane Diallo a encouragé les reformes ; mais, a vigoureusement critiqué la décision visant à fermer des écoles ‘’La Citadelle’’. « Nous déplorons la fermeture des écoles ‘’La citadelle’’ qui vient sacrifier la formation de plus de mille jeunes. Nous dénonçons avec la dernière énergie le silence coupable des Organisations de la société civile, les partis politiques face à ce carnage. Nous considérons que la fermeture d’une école digne de nom comme ‘’La Citadelle’’ est un assassinat de l’avenir de la République », a-t-il estimé.

Par ailleurs, le premier responsable du parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne a demandé au gouvernement de prioriser la formation et l’éducation des jeunes et des enfants dans notre pays : « l’ignorance est une prison. L’ignorance crée l’empathie », a-t-il dit.

Enfin, le président du parlement des jeunes leaders encourage la contradiction, les débats d’idées dans notre pays mais dans le strict respect de la loi.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin