college-hadja-mmah-camaraDe l’école primaire de Tabossy, de Sabendè, en passant par Mahtma Gandhi, jusqu’aux deux plus grands établissements de la place, le complexe Josip Broz Tito et le collège Hadja M’Mah Camara, le constat est pathétique. Ces écoles manquent d’eau et de toilettes, exposant ainsi les élèves à de graves problèmes de santé, a constaté Guineematin.com sur place.
Dans toutes ces écoles, l’eau et les toilettes ont existé ; mais, à ce jour, elles n’existent que de nom puisque devenues inopérationnelles depuis belle lurette.

Au collège Hadja M’mah par exemple, les murs qui abritent les WC sont visibles ; mais, aucun élève ne peut y accéder, à cause du mauvais état des lieux. Conséquence, les élèves se mettent à l’aise derrière le bâtiment ou dans les concessions environnantes.

« C’est en 1999 que cette école a été inaugurée. En ce moment, on utilisait les toilettes ; mais, cela fait plusieurs années que les toilettes sont bouchées, on ne peut plus les utiliser. Ce bouchage est du au manque d’eau. Nous allons chez les voisins. C’est vraiment très difficile de travailler dans ces conditions», a déploré Amadou Diallo, le principal du collège Hadja M’mah.

Même son de cloche tant chez les encadreurs des autres écoles que chez les élèves.

toilettesLe problème d’eau est une cause d’absentéisme et du retard chez certaines jeunes filles qui en ont besoin pour leur protection et leur intimité : « Quand on veut aller aux toilettes, on sort de la cour de l’école pour aller chez les gens. Mais, il y a certaines personnes qui refusent qu’on rentre dans leurs toilettes, cela nous pousse à aller jusqu’à la maison. Si la maison est loin, on revient en retard, on trouve le portail déjà fermé. C’est pourquoi, dès fois, quand on va à la maison pour nous mettre à l’aise, on ne revient plus à l’école. D’autres ne viennent même pas pendant leur période de menstruation parce qu’il n’y ni eau ni toilette pour se nettoyer », regrette Mariama Bah, élève de la 10ème année au complexe J.B Tito.

Certains enfants se retiennent quand ils ont envie, ce qui n’est pas sans conséquence sur leur santé :« Moi, quand j’ai envie d’aller aux toilettes, je me concentre jusqu’à la sortie pour bien me mettre à l’aise chez moi parce qu’à l’école on ne peut pas rentrer dans les toilettes. Ça me donne des maux de ventre », a expliqué Ibrahima Sory Camara de l’école primaire de Sabendè.

Si le droit à l’accès à l’eau et aux toilettes est clairement lié au droit à l’éducation, des latrines et de l’eau dans les écoles doivent être une priorité pour le gouvernement guinéen ; car, la disponibilité des installations sanitaires améliore l’environnement d’apprentissage, la santé des élèves, augmente la fréquentation et la réussite scolaire.

De Fria, Djenabou Diallo pour Guineematin.com

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