universites-priveesLe Collège des Etudiants des Universités Privées de Guinée est en colère contre les accords signés samedi dernier entre le ministère de l’enseignement supérieur et les fondateurs d’universités privées. Le collège l’a fait savoir ce lundi 31 octobre 2016, à travers une conférence de presse qu’il a organisé à la maison des journalistes, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa prise de parole, le président du Collège des Etudiants des Universités Privées (CEUP), Thierno Amadou Saala Diallo, a tout d’abord rappelé l’origine du différend qui a opposé les universités privées et le ministère de l’enseignement supérieur. « La crise a commencé par la problématique liée aux orientations de l’année passée. L’orientation des étudiants via la plate-forme Djoliba a créé des problèmes puis qu’il y avait un quota, contrairement à ce que voulaient les fondateurs des universités privées. Ils avaient enfreint la loi en recrutant certains étudiants hors la plate-forme Djoliba. Un nombre estimé à 4171 étudiants que l’Etat ne voulait pas prendre en charge », a expliqué le président du CEUP.

Parlant des autres points à l’origine du malentendu entre les deux parties, le conférencier va ajouter « la non-orientation des boursiers de l’Etat dans les universités privées en Médecine, en odontostomatologie ainsi que les filières techniques et les filières de Génie. A cela, l’Etat a ajouté les filières de Tourisme, d’Hôtellerie et de Langue Arabe », a énuméré monsieur Diallo.

Toute chose qui, selon lui, n’a pas été du goût des fondateurs des universités privées. Elles ont alors décidé de fermer portes et fenêtres.

Par ailleurs, le président du CEUP a dénoncé le silence de « toutes les sensibilités. La société civile reste calme, le syndicat reste calme, la presse en fait une affaire pour enrichir leurs colonnes. Mais, qu’est-ce qui a été fait pour sauver l’éducation nationale ? », s’interroge Thierno Amadou Saala Diallo.

En outre, le jeune homme va dire que sa structure a mené beaucoup de démarches pour tenter de décrisper la situation.  C’est ainsi que des accords ont été obtenus suite à l’implication de certains acteurs. Monsieur Diallo s’est félicité des accords arrachés entre les deux parties, même si certains points ne le satisfont pas. C’est le cas de la non-inscription de boursiers de l’Etat en Médecine au privé et la baisse du coût à hauteur de 30%.

 Mais, le président du CEUP met en garde les deux parties  sur le respect scrupuleux de leur contenu. « Que ce soit les universités privées ou le ministère de l’enseignement supérieur, celui qui passe à côté nous trouvera sur son chemin », a averti Thierno Amadou Saala Diallo.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

 

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