trainComme nous l’annoncions précédemment, les responsables du Département des Transports sont en train de défendre le volet recettes du budget 2017 de leur ministère face aux députés réunis en inter-commission. Au cours des débats de ce mardi 15 novembre 2016, cadres du département et députés se sont montrés soucieux du fonctionnement de certaines sociétés publiques, à l’image du port autonome de Conakry, de la société des transports de Guinée (SOTRAGUI) et du train de banlieue, a constaté le reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Le directeur national du budget, Abraham Richard Kamano, interpellé sur la question a déclaré avoir « des préoccupations à ce niveau ». Selon lui, ce n’est pas la loi actuellement en vigueur régissant le fonctionnement des sociétés publiques qu’il faut changer pour résoudre ces problèmes.

A l’en croire, « c’est le décret portant création du Port autonome de Conakry qu’il faille relire dans le cadre de la réutilisation des dividendes. Dans ce décret il va falloir s’intéresser sur la délibération. A savoir si l’Etat peut utiliser ou doit utiliser les dividendes… qui en résultent ».

Concernant le fonctionnement du train de banlieue « Conakry Express », les députés veulent avoir des informations, selon Michel Kamano.

Selon Mamadou Dia, Chef de cabinet du département des transports, le train de banlieue a un statut un peu particulier. « Il appartient aux Chinois qui assurent en même temps l’équipage et son entretien. Il est sophistiqué, climatisé et très rentable pour les populations de Conakry ».

Sur 40 km, rappelle t-il, « le passager paie 4500 FG, soit de Kagbélén à Conakry ». A date souligne M Dia, « vu les charges (carburant, frais d’entretien des voitures, de la locomotive, les salaires, …) et la faible subvention de l’Etat, la solution serait de revoir le ticket par tronçon de 500 FG à 1000 FG. Ce qui fera 9000 FG sur l’ensemble des 40 km contre 19 500 pour les muni bus », a plaidé le Chef de cabinet des transports.

Toujours selon lui, il est prévu qu’à la date du 31 décembre 2016 que la propriété de ce train revienne entièrement à l’Etat guinéen, soutient le Chef de cabinet.

En ce qui concerne la Société des transports de Guinée (SOTRAGUI), la réalité est tout autre. « Cette société est à l’agonie », reconnaît le Chef de cabinet des transports. Pour y remédier, « l’Etat est entrain de négocier avec une société marocaine, pour pallier au problème ».

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : +224 628 08 98 45

 

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