Négociations pour les travailleurs de Simfer (Rio Tinto) ? « Le PDV est déjà bouclé et les paiements effectués »

Rio Tinto 2Depuis quelques mois, la compagnie minière Simfer (qui regroupe, Rio Tinto, Chinalco, la SFI et la Soguipami) a décidé de mettre en application le Programme de Départ Volontaire (PDV). Un programme qui a entrainé des mouvements de protestations organisées par certains travailleurs. Des manifestations d’ailleurs largement relayées par Guineematin.com dont le dernier développement en date est la plainte de deux directeurs de la compagnie contre le meneur et porte parole des manifestations, Mory Condé, accusé de diffamation.

Comme on le sait, lors des manifestations précédentes, les anciens travailleurs avaient souvent dénoncé leurs anciens collaborateurs, le Directeur des ressources humaines et le directeur sénior des opérations. Boubacar Doumbouya et Mamady Camara étaient accusé notamment de népotisme et de corruption. C’est donc contre ces accusations que les deux travailleurs de Simfer ont décidé de porter plainte au tribunal de première instance de Mafanco.

Même si leur avocat n’a pas voulu parler au reporter de Guineematin.com, on apprend d’une autre source qu’ils ont bénéficié du soutien de Simfer dans cette procédure judiciaire. « Simfer soutient pleinement la procédure judiciaire pour diffamation engagée entre les deux directeurs contre le meneur des manifestations, Mory Condé », a dit une source proche des plaignants.

Mais qu’en est-il de la suite des négociations et du Programme de Départ Volontaire (PDV) ?

Selon notre informateur, le Programme de Départ Volontaire (PDV) était un accord mutuel de fin de contrat volontaire. Il ne s’agit ni d’un licenciement encore moins d’un départ forcé. « Aujourd’hui, 99% des employées de Simfer ont postulé au PDV et toutes les demandes ont été acceptées. 90% des demandeurs de PDV ont reçu un paiement final de 16 à 20 mois de salaire mensuel brut. Simfer a conçu le PDV dans un souci de respect et d’équité envers ses employés », a ajouté notre interlocuteur, précisant que cette offre financière était généreuse…

S’agissant des « négociations » entre l’Inspection du travail, le syndicat des manifestants et Simfer, notre source jure qu’il n’en est rien ! « Il n’y a jamais eu de négociation sur ce problème. Il y a eu des réunions, mais pas de négociation. Les discussions récentes en présence de l’inspecteur du travail ne sont pas de négociations. Simfer a clairement exprimé dès le départ que les conditions du PDV étaient définitives et non négociables», a expliqué notre informateur, ajoutant que « les allégations » des anciens employés qui ont été relayées dans les médias à propos de certains membres Guinéens de la direction de Simfer sont « fausses».

En outre, on a indiqué au reporter de Guineematin.com que « le processus de sélection des employés qui devaient prolonger temporairement leur travail s’est faite sans conflit d’intérêts et s’est appuyé sur trois critères : la compétence, la performance opérationnelle et professionnelle, et l’évaluation des cadres ».

Bref, on nous dit que le processus de PDV est déjà bouclé et que les paiements ont été effectués. « Le PDV a été conduit en accord avec toute la législation en vigueur, les accords applicables et les pratiques courantes dans les ressources humaines. Des communications régulières avec l’Inspecteur du travail ont eu lieu tout au long du processus. Les employés, y compris les manifestants, ont volontairement accepté le PDV et signé leur accord mutuel de fin de contrat pour recevoir le paiement », a dit avec insistance notre source.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41  

 

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