Viol collectif à Matakaou (Koubia) : la police laisse fuir les accusés

Koubia, Bureau de la DPS de KoubiaLes services de police de Matakaou, commune rurale située à 25 km au Nord-Est du Chef-lieu de la préfecture de Koubia, dans la Région Administrative de Labé, sont accusés d’avoir laisser fuir deux prévenus qui étaient incarcérés au poste de police de la localité pour une affaire de viol collectif au préjudice d’une collégienne de 16 ans, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La victime est une collégienne de Kontoma, un district relevant de la commune rurale de Matakaou. Elle  était venue au centre de la sous-préfecture pour récupérer auprès d’une agence de transfert d’argent une somme que son grand frère lui avait envoyé de Dakar quand elle est tombée dans le piège de ses ravisseurs. Après l’examen médical, le centre de santé de Matakaou a confirmé le cas de viol au préjudice de cette fillette de 16 ans. Les accusés Mamadou Cellou Bah et Yéro Mo Yéro incarcérés, dans un premier temps, au poste de police de la sous-préfecture ont réussi à s’évader.

« Ils ont réussi à s’évader. Mais le commissaire de police qui a organisé cette évasion. D’après nos enquêtes, il a reçu de l’argent ou des promesses de la part des parents des accusés pour laisser partir les accusés » confie  Abdourahmane Barry, un grand frère de la victime interrogé par Guineematin.com le samedi, 26 novembre 2016.

Mis en cause par la famille de la victime, l’inspecteur principal de Police, Abdoulaye Camara, commissaire urbain de Matakaou se décharge sur l’agent de la garde communale.

« Je ne peux pas faire çà. Je ne peux pas prendre de l’argent et inviter les parents de la victime à mon bureau pour parler de ce dossier. J’étais parti à la mosquée quand je suis revenu,  le garde communal, Ibrahima Soriyah m’a dit que les enfants ont fuit. J’ai rendu compte au commissariat central de police de Koubia. Le garde communal a même été invité à se présenter à Koubia dès réception de la convocation. Depuis, il se cache de nous. Je viens même de chez le chef du district de Soumma pour que ce dernier m’aide à mettre main sur le garde communal » rassure l’inspecteur de police.

Curieusement, c’est au moment où les accusés sont introuvables que les pressions se multiplient sur les parents de la victime pour un règlement à l’amiable de l’affaire.

«Après le départ du commissaire de police, j’ai appelé le chef de secteur qui m’a fait venir le garde communal chez moi, ici. Je lui ai remis la convocation en lui demandant de se présenter immédiatement à Matakaou pour que le commissaire le conduise à Koubia ce dimanche, 27 novembre 2016. Il a promis de se rendre à Koubia pour expliquer comment les accusés ont fuit. Je vous précise qu’il a une maladie depuis longtemps. C’est un épileptique qui tombe en syncope régulièrement. Certainement, les enfants ont profité d’un  de ses moments de crise pour détaler » explique le chef du district de Soumma, Elhadj Thierno Ismaël Diakhaby.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com 

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