abdoulaye-yero-baldeC’est par cette phrase que le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a entamé la réponse aux questions des députés, ce 30 novembre 2016, après la présentation de son projet de budget 2017, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Aux députés qui ont dénoncé et fustigé le manque de niveau des étudiants et certains de leurs formateurs dans les institutions d’enseignements supérieurs du pays, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé précise que « tout n’est pas mauvais, dans les instituts de Faranah et Dalaba, il ya au moins huit nationalités qui évoluent ».

A Faranah par exemple, « les étudiants et leurs professeurs ont mis en place une machine agricole et ont réussi à trouver une semence améliorée de riz », a indiqué le ministre.

Et, dans d’autres domaines, poursuit Abdoulaye Yéro Baldé, « la recherche scientifique évolue ». Il a alors cité Guillaune Darwin qui, en 10 minutes a sorti 10 milliards de chiffres. « Nous l’avons envoyé en Afrique du Sud où il a fait ses preuves. Donc, nous devons le protéger et lui créer toutes les conditions pour son travail », a promis le ministre de la Recherche scientifique.

Revenant sur la question des bourses, M. Baldé, explique que « tout le monde ne peut pas avoir des bourses d’études », avant d’inviter les différents acteurs impliqués à travailler pour «  qualifier notre système éducatif et vous verrez les résultats sur le terrain », di-il.

Des critères de création des écoles privées, le ministre rassure qu’un nouveau texte est élaboré. Toutefois, il tempère et informe les députés que « le privé n’est pas mauvais, mais il appartient à l’Etat de créer les conditions de son épanouissement. D’où la mise en place d’une autorité axée sur la qualité ».

Dans son combat acharné pour l’amélioration de la gouvernance dans ce secteur donné pour complètement pourri, le ministre console les élus qu’avec « les économies, nous pouvons rénover nos institutions. D’ailleurs, les universités de Conakry, Labé, Kankan et N’Zérékoré sont concernées dès cette année et la capacité passera d’accueil de 25 mille à 50 mille places ».

Sans démagogie, il rejoint la position de certains députés qui pensent qu’on n’a pas réellement une université qui répond aux normes. Cependant, depuis son arrivée à la tête du département, les efforts déployés sur le terrain ont permis certaines avancées. « Actuellement, les licenciés n’enseignent plus dans nos universités ».

Mais, pour réussir sa mission, il entend se battre pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants chercheurs. « Des salaires, ils sont faibles pour nos enseignants. En Côte d’Ivoire par exemple l’enseignant du primaire a l’équivalent du l’enseignant du supérieur en Guinée. En CI l’universitaire touche plus de 24 millions par mois sans compter les primes de recherches ».

Sur la question de l’orientation, M. Baldé, a réitéré sa fermeté « chacun doit accepter les réformes. C’est un système informatisé et qualifié qui est mis en place », rappelant que le système est malade depuis des années, et « nous avons besoin du temps et de moyens humains et matériels pour relever le défi ».

D’ici 10 ans, promet-il avant de finir, « si nous continuons avec ces réformes, nous aurons les meilleurs étudiants en médecine et pharmacie de la sous région, c’est ce que nous voulons ».

Cette journée s’est achevée, apparemment à la grande satisfaction des honorables députés qui ont tous plaidé pour une meilleure prise en compte du secteur de l’éducation en Guinée.

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : +224 628 08 98 45

 

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin