ministresLes ministres de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, son homologue de la Formation technique et Professionnelle ; et celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique ont présenté ce mercredi, 30 novembre 2016, leurs projets de Budgets sectoriels, avant de se prêter aux questions des députés.

Guineematin.com, à travers l’un de ses reporters vos propose, ci-dessous, quelques unes de ses poignantes questions des honorables députés :

Amadou Damaro Camara (député et président du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel) pense que l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, une fois reconstruit, pourrait accueillir plus de 30 mille étudiants. Il demande en conséquence une réorientation du budget de cette année.

Pour sa part, Kalémodou Yansané, un des députés et vices- présidents de l’UFDG déplore la formation bancale des étudiants dans nos universités.

Alors que le député uninominal de Dubréka, Luceny Fofana, vote pour une refonte du système éducatif national à cause de la réalité amère dans nos écoles. L’honorable Louceny Fofana déplore la perpétuation des mauvaises manières du primaire à l’université. « Avec ce niveau, nos enfants ne seront pas employés et nos diplômes sont refusés même dans certains pays voisins. Je demande la refonte du système éducatif nationale ».

Dr Ibrahima Deen Touré, député de l’UFR et président du groupe parlementaire de l’alliance républicaine, note qu’il « y a plus d’écoles privées dans l’enseignement primaire, technique et supérieur. Ce qui veut dire que le système d’éducation est devenu payant ».  Ce député met en doute la qualité de cet enseignement et appelle le ministre à réexaminer cette situation pour ramener la tendance à la gratuité de la formation de base. Il demande enfin : « quel est le bilan de l’enseignement privé, qu’est ce qu’ils ont fait, qu’est ce que l’Etat a fait et qu’est ce qui a été investi ? ».

Pour Elhadj Diao Kanté, le budget de l’enseignement pré-universitaire vaut plus de 9 fois celui de l’Enseignement technique ! L’honorable Kanté a alors demandé au ministre « comment expliquer cela ? Comment justifier le taux de 44% de scolarisation ? Quelles sont les conditions d’ouverture d’une école privée ? »…

Pour sa part, David Camara veut savoir « ce que fait le ministre pour soutenir le centre national de recherche sur les plantes médicinales de Dubréka ? Qu’elles sont les dispositions prises par le département pour encourager le scientifique guinéen auteur de la découverte des nombres premiers ? »

Sékou Benna Camara souligne que « l’enseignant est mal rémunéré, et le système de l’éducation est malade », constate-t-il, avant d’avancer des une proposition : « rehausser le budget à 35%, suivi d’un débat national sur les réformes du secteur sanctionné par un texte sur la formation de base des enfants ».

Mamadou N’fa Condé, conseille pour sa part « d’aller aux réformes de l’enseignement en prenant le taureau par les cornes. Qu’on apprenne les enfants, un peu de leurs cultures, comme les chansons locales en classe maternelle ».

Mamadou Alpha Baldé de Koubia souhaite avoir des informations sur le budget de l’organisation des examens scolaires où une différence de 40 milliards avait été observée par le Président de la république. A Gadha Woundou (Koubia), continue-t-il, le ratio est d’un enseignant pour une école, le collège de Nyakaya à Pillimini, construit depuis des années, n’est toujours pas opérationnel. L’honorable Baldé a alors demandé au ministre de construire deux lycées pour Koubia, avant de dénoncer les mutations arbitraires à l’intérieur du pays dont lui-même a été victime.

Thierno Abdourahmane Barry, lui, milite pour la refonte du secteur éducatif avec la tenue d’une journée de débat parlementaire. Il a plaidé pour l’équipement du lycée Cabral de Mamou en table-bancs.

Dr Mamadou Alpha Baldé, député uninominal de Tougué dénonce l’abstentionnisme des enseignants.

Dr Mamadou Alpha Diallo, élu uninominal de Lélouma, fustige le comportement désintéressé du directeur préfectoral de l’éducation (DPE) avec pour conséquence 4 admis au BAC pour toute la préfecture de Lélouma.

Dr Sidiki Cissé, député de Fria, a exhorté le ministre à effectuer des missions inopinées dans certaines écoles privées de la place pour toucher du doigt leur fonctionnement.

Nanfadima Magassouba, dénonce la démission des parents d’élèves et l’indifférence de l’Etat face à ses engagements d’offrir une formation de qualité aux enfants.

Sékou Camara, député uninominal de Coyah, s’engage à donner au ministre de l’enseignement technique un domaine pour la construction d’une école professionnelle de haut standing. Demande au ministre de l’enseignement supérieur de revoir l’orientation des bacheliers dans les universités.

Dian Baïlo Diallo demande, « comment vérifier les statistiques avancées par le ministre, au moins géographiquement. Dénonce l’inéquité dans la répartition des infrastructures scolaires ».

Fatoumata Binta Diallo, questionne le ministre, sur la promesse de reconstruire les collèges de Madina et de Bonfi à Conakry. « Quel est le critère de choix pour la construction des 516 salles de classe pour 2017 ? »

Djéssira Condé, élue uninominale de Mamou,  relève des erreurs sur le document présenté par le ministère de l’enseignement pré-universitaire et celui de l’enseignement technique. Elle demande au ministre de l’enseignement pré-universitaire de donner les détails de son bilan.

Mamadou Cellou Baldé, élu uninominal de Labé, interpelle les ministres sur la situation catastrophique des jeunes qui meurent dans la méditerranée en quête d’un meilleur avenir. Puis, l’honorable Cellou Baldé a dénoncé le niveau lamentable de nos diplômés. « La plupart des jeunes licenciés actuellement ne peuvent pas rédiger une lettre, quelles sont les dispositions prises par le département pour corriger ces insuffisances ? ».

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : +224 628 08 98 45

 

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