docteur-mohamed-diane-ministre-de-la-defense-jpg0Le ministre d’Etat en charge de la défense nationale, dans sa réponse aux questions des députés, dans l’après-midi de ce vendredi 2 décembre 2016, a expliqué la détermination de son département à poursuivre les réformes de l’armée avec le recrutement de quatre mille (4 000) jeunes à la gendarmerie nationale, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui a suivi les travaux à l’Assemblée nationale.

A l’introduction, Dr Mohamed Diané, lui-même ancien député, s’est dit « impressionné par le climat et l’atmosphère des débats à l’Assemblée nationale où j’ai passé 7 ans et les débats n’étaient pas comme ça. Les représentants que vous êtes n’avez qu’un seul objectif, défendre les intérêts supérieurs de la nation », dit-il à l’entame.

De la loi de programmation militaire, le ministre d’Etat souligne que ce programme est initié par le gouvernement en impliquant l’ensemble des acteurs pour contribuer à la réforme du secteur de la défense et de sécurité, avec l’élaboration entre autres de ce texte législatif. La loi de programmation militaire est fruit de ces différentes assises et contributions.

A en croire Docteur Diané, au moment où le régime Alpha Condé arrivait aux affaires, en 2010, « il y avait 8 mille militaires à Conakry ! Même à la présidence et dans toutes les salles, il y avait des armes éparpillées. Il fallait débarrasser la capitale de ces armes. La seconde étape fut le recensement biométrique des militaires avec la mise à la retraite de 4 mille parmi eux », a-t-il indiqué.

docteur-mohamed-dianeLe ministre de la Défense nationale a également dit que « cette loi de programmation envisage de la réduction des effectifs. Donc, on ne peut pas recruter, sauf à la gendarmerie et cela en fonction des moyens disponibles, souligne le ministre d’Etat ».

Il précise aussi que La mise en œuvre de cette loi est projetée sur cinq ans. Soit de 2015 à 2020. Malheureusement la conjoncture internationale et l’épidémie d’Ebola ont empêché son démarrage en 2015. C’est pourquoi on ne peut pas parler d’évaluation. Mais malgré les maigres ressources, nous avons fait des réalisations.

De la crise de confiance entre l’armée et le peuple

Les choses ont bien changé et les relations civilo-militaires sont meilleures par rapport au passé, dit le ministre, avant d’ajouter avoir « fait une tournée à l’intérieur du pays, où j’ai rencontré et les militaires et les représentants de la société civile où la situation est globalement bonne, même s’il y a par endroit quelques petits problèmes ».

docteur-mohamed-diane-ministre-de-la-defense-jpg0Concernant le problème de santé soulevé par députés, Dr Diané se plaint d’un  manque de ressources qui fait piétiner par exemple la construction d’un hôpital militaire à Dubréka.

Le sport militaire va également avec les infrastructures aussi bien dans les régions militaires que dans toutes les préfectures, promet-il.

Des variations du budget de la défense dénoncée par certains députés, le ministre explique que « c’est par rapport à ce que nous avons proposé. Ce qui a été alloué est inférieur à nos propositions », faut-il savoir.

Par rapport aux crimes commis dans la préfecture de Mali et concernant le Colonel Issa Camara et ses hommes, « nous avons écrit au ministre de la justice et pensons que les choses vont bien se passer à ce niveau », a dit Docteur Mohamed Diané.

Sur les questions relatives à la formation des militaires guinéens, le ministre de la Défense nationale a dit que « chaque année, des dizaines de jeunes sont envoyés dans les pays amis et nous allons continuer à mettre l’accent sur la formation ».

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : +224 628 08 98 45

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