Les anciens chauffeurs de la fédération internationale de la croix rouge ont manifesté dans la matinée de ce lundi 19 décembre 2016 devant le siège de la fédération, au quartier Minière, dans la commune de Dixinn. Mobilisés en grand nombre, les chauffeurs exigent aux responsables de la fédération le paiement des primes de risque, des indemnités et autres, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, à l’annonce officielle de la présence de la maladie hémorragique à virus Ebola en début de l’année 2014, l’état guinéen et plusieurs institutions nationales et internationales se sont mis en ordre de bataille pour lutter contre l’épidémie.

Ainsi, face aux multiples risques, plusieurs guinéens et étrangers se sont engagés aux côtés des différents organismes de riposte pour combattre la maladie dans le pays.

La fédération internationale de la croix rouge (FICR)- qui avait, à l’instar des autres instances de la croix rouge internationale, joué un rôle de premier plan dans la riposte- a eu le concours des services de plusieurs chauffeurs nationaux. Inutile de préciser que ces derniers ont joué un rôle primordial pour le transport des personnalités, des équipements médicaux, des malades, du personnel sanitaire et autres.

Aujourd’hui, ces anciens chauffeurs de la FICR exigent de leur ancien employeur le paiement des primes de risque, de l’indemnité de fin de contrat, de l’indemnité de licenciement, de la restitution de l’ensemble des bulletins de paye. Ils dénoncent également le licenciement abusif et arbitraire des chauffeurs en désaccord avec les clauses des contrats et le non paiement intégral des cotisations à la caisse nationale de la sécurité sociale. « Après nos recherches à la Caisse nationale de sécurité sociale, on a compris que c’est pour 6 mois qui avait été versé à la CNSS, alors que certains ont fait 18 mois de contrat. Nous demandons justice… », a déclaré le porte parole des anciens chauffeurs, Alkaly Sylla.

Concernant les primes de risque, le porte parole a expliqué : « on avait la même prime de risque qui s’évalue à 1 600 000 francs guinéens, mais qui n’a jamais été payée depuis le mois de mars. Les papiers qu’on avait concernant les primes de risque partaient de la date d’embauche jusqu’à la fin du projet riposte à Ebola. C’est un risque sur lequel on était engagé », a précisé Alkaly Sylla.

Enfin, on nous apprend que parmi le groupe d’anciens chauffeurs, il existe des guéris d’Ebola et d’autres avaient aussi perdu leurs vies dans l’opération de riposte contre l’épidémie.

A signaler que nos tentatives de rencontrer les responsables de la Fédération Internationale de la Croix Rouge (FICR) sont restées pour le moment vaines.

Nous y reviendrons !

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél.: 621 607 907

 

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