La famille Yattara, installée à  Hafia, dans la commune de Ratoma, est confrontée  à un conflit de partage des biens laissés par le feu Mamady Yattara. Décédé depuis l’an 2000, le vieux Yattara a laissé derrière lui deux veuves,  4 enfants et trois concessions toutes bâties à Hafia. Et, c’est la gestion de cet héritage qui oppose les membres de sa famille, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis un certain temps, trois de ces quatre héritiers accusent leur frère aîné, Aboubacar Sidiki Yattara, d’avoir prétendu être le seul propriétaire de toutes les  trois concessions. Ce qu’ils ne peuvent accepter.

Et pour manifester leur mécontentement, ils ont fait irruption dans la chambre de leur frère ainé en cassant les portes et les fenêtres et en jetant tous ses  effets dehors. Pour eux, «personne ne peut se réclamer propriétaire de ces  biens tant que le partage n’a pas été fait ».

Après cette dispute, ils ont saisi, le 6 mars 2015, la cour d’appel pour la liquidation et le partage des biens. Mais, jusqu’à présent, aucune décision n’a été rendue dans  ce sens. Et, le 19 décembre 2015, Aboubacar Sidiki Yattara, a saisi le Tribunal de Première Instance de Dixinn (TPI), accusant ses frères de violation de domicile et de destruction des biens privés.

Et, c’est hier, lundi 19 décembre 2016, que le procès entre ces frères a été ouvert au tribunal de première instance de Dixinn. Seulement, dans leurs interventions, les avocats de la défense ont demandé au président du TPI de Dixinn de surseoir à son jugement jusqu’à ce que le juge civil se prononce d’abord sur le partage des biens.

Une demande que le procureur, Mohamed Samoura, n’a pas voulu entendre, estimant que « la décision qui va être rendue au civil n’aura aucun effet sur l’affaire à laquelle le TPI de Dixinn est saisie. Alors, je vous demande de rejeter cette exception préjudicielle et on continue les débats » a demandé le procureur.

Mais,  au terme de débats, le président du tribunal, Noël Koulomou, a décidé d’accepter de surseoir au procès jusqu’à ce que le juge civil se prononce sur la liquidation et le partage des biens.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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