Mamadou Barry sur le différend entre l’UFDG et les NFD : « Mouctar ne peut pas être député d’un parti et maire d’un autre »

« Sachant bien que les élections se font à base communautaire, ce sont les militants de l’UFDG qui votent NFD. La preuve avec la bagarre qui a lieu, c’est les jeunes de l’UFDG. Alphadjo Wanindara, Abdourahame, sécurité de Cellou Dalein, Kadiatou Télimélé, section motard UFDG et le petit Big, chauffeur de Hadja Halimatou, ça c’est l’UFDG… », a notamment dit Mamadou Barry, exclu de l’UFDG et candidat indépendant à la mairie de Ratoma.

En attendant sa version vidéo, Guineematin.com vous propose le décryptage de la suite et fin de cette interview réalisée au siège de Guineematin.com la semaine dernière :

Guineematin.com: Vous avez commencé à faire du chemin. Vous  avez été reçu par l’ambassade des Etats Unis en Guinée. Est- ce que vous pouvez nous en parler un peu ? 

Mamadou Barry: Oui ! Le conseiller économique avec toute son équipe a demandé que les candidats indépendants déclarés puissent se retrouver autour d’une table à la résidence du conseiller politique pour échanger afin de savoir quelle est la dynamique. Nous étions six : trois candidats pour Matoto, un candidat pour Ratoma, un candidat pour Dixinn et un candidat pour Fria. Donc, on était six à échanger avec l’administration de l’ambassade des Etats Unis. Voir un peu quelles sont les possibilités ? Quels ont les grands projets ? Nous avons profité pour remettre le projet  pour la commune de Ratoma au conseiller politique. Il y a une nouvelle dynamique. On ne peut pas parler juste pour le plaisir de parler. Il y a un document qui est là et les gens vont parler petit à petit de projet. Les citoyens commencent à être exigent. Quand tu parles aux gens, ils te demandent un projet. Et, au niveau des médias, les journalistes  commencent à interroger les gens sur la base de leurs projets. Voilà un peu ce qui prévalait. Il y a eu un peu de questions par exemple à savoir s’il y aura de l’assistance au niveau des candidats ? Ils ont expliqué qu’éventuellement, il aura des possibilités au niveau des supports de formation, des renforcements de capacité, peut- être même au niveau des journalistes, au niveau de la CENI et aux candidats pour être mieux outillés pour la construction d’une démocratie réelle.

Guineemtin.com: Justement, parlant des candidatures indépendantes, on sait que tout dernièrement, il y a eu des élections en Côte d’Ivoire, beaucoup de dissidents de parti politique ont présenté des candidatures indépendantes. Et, beaucoup d’entre eux on remporté dans leurs circonscriptions. Qu’est-ce qui vous a poussé en tant que militant de l’UFDG, comme vous le prétendez d’être candidat à Ratoma ? Vous pensez que le parti n’a pas de candidat plus solide ?

Mamadou Barry: Voilà ! Toute la question se trouve à ce niveau. Vous savez, sur le plan national et international, il y a des bouleversements. Quand vous voyez Trump, quand vous voyez le Brexit, quand vous voyez l’extrême droite qui se développe dans les pays scandinaves. Vous enttendez parler de Marie Lepen en France, quand vous voyez Yaya Jammeh, Patrice Talon. Il y a des choses qui sont entrain de se passer et les citoyens n’ont plus confiance aux appareils politiques. Et, à un moment donné, on se rend compte que l’exécutif monte par ces appareils.  Mais qu’ils roulent pour des intérêts personnels.  On a vu en Guinée avec les élections législatives. On a eu 37 députés à l’UFDG et on s’est retrouvé dans une situation où le pays est complètement bloqué.

Guineematin.com: Ils n’ont rien apporté  à l’Assemblée nationale, on ne sens pas leurs présences…

Mamadou Barry: Exactement ! On se retrouve dans une situation où les gens se disent ‘’on est fatigué, on veut voir autre chose. Et, qu’en bas, il y a un autre développement petit à petit. Le législateur guinéen a verrouillé au niveau de la Présidence et au niveau des législatives. Seulement, au niveau des partis politiques, c’est cette prédominance des lois qu’ils tentent d’envoyer aussi au niveau des communales avec ce fameux point deux des accords qui fait en sorte qu’ils (les partis politiques : ndlr) soient là. Qu’ils soient certains de gagner  parce qu’ils ont une machine. On a tribalisé le débat. C’est-à-dire, on a fait en sorte qu’au niveau de la Guinée, désormais que le pouvoir  soit entre les peuls et les malinkés. Quiconque veut chercher le pouvoir c’est entre l’UFDG et le RPG. Il faut casser ces valeurs là parce qu’on ne peut pas cautionner cela. Maintenant, au niveau de l’UFDG, ils ont cherché à rebaptiser ça, pour faire en sorte que le débat doit se trouver entre Cellou Dalein et Bah Oury. Sinon, il y a une vision UFDG qui est là, qui institutionnalise le débat et qui ne rentre pas dans une histoire d’individu. Mon objectif, c’est de construire une machine capable d’accéder au pouvoir.

On nous ramène encore aux temps de Bâ Mamadou et de Siradiou. Qui est de Pita, qui est de Labé. Un Bah ou un Diallo. On a dit non ! On ne peut pas. A une époque, quand je disais à Oury qu’il était entrain de dérailler, ils étaient contents et on me considérait comme un génie de dire la vérité. Quand Cellou Dalein et son clan commencent à dérailler, dès que je dénonce, on dit hop ! Mamadou Barry rejoint Oury et il y a eu l’exclusion. Et, maintenant, on fait passer le message selon lequel, comme Oury ne peut pas se présenter pour cause de sa condamnation, il présente Mamadou Barry.  C’est Bah Oury qui me pousse, je suis un proche de Bah Oury, c’est exactement ce qu’on veut faire passer. Mamadou Barry est un pion de Bah Oury. Mais, ils oublient que Mamadou Barry a été exclu avant Bah Oury. On n’a jamais exclu Mamadou Barry pour avoir été proche de Bah Oury. Je suis de l’UFDG et voilà la situation aujourd’hui que je revendique. Je veux une vision UFDG, le combat qui a été mené sur la base des valeurs des hommes et des femmes qui constituent ce parti. On fait la plus grande mobilisation d’individus venus de toute part. En parlant de Saliou Bella, de certains de l’UPR, de certains du RPG, tous les gens qui étaient là. Malheureusement, aujourd’hui quand on demande où ils sont passés, il y a plus d’une centaine qui ont été sortis de l’UFDG. Tous ceux qui ont pu apporter quelque chose pour la conquête et apporter des visions nouvelles pour la Guinée sont partis. Et on ramène l’UFDG entre un débat entre Labé et Pita.

Guineematin.com: Donc, en termes clairs, vous n’êtes pas une marionnette de Bah Oury ?

Mamadou Barry: en termes clairs, je suis indépendant et j’ai toujours été indépendant. Peut être ce qu’on reproche à Mamadou Barry, c’est d’être indépendant. Je vous donne un exemple. Quand on est allé à l’UFDG en 2002, au siège qu’ils ont cassé aujourd’hui, j’étais le seul à avoir un bureau après Bah Mamadou. J’ai organisé une cellule de réflexion pour réorganiser le comité national des jeunes. C’est ce petit comité de réflexion qui a mis en place le plan d’implantation de l’UFDG. Quand vous entendez aujourd’hui que l’UFDG est implanté, c’est par le travail de cette réflexion là qui servait de bréviaire. A CBG, j’étais le seul à avoir un bureau aménagé avec ses propre frais. Cellou Dalein avait son bureau, Fodé Oussou avait son bureau, Aliou Condé a pris le bureau de Bah Oury et Kenda le secrétaire avait son bureau. J’étais le seul cadre de l’UFDG à avoir son bureau à CBG aménagé à ses propres frais. Alors, l’idée était de construire l’UFDG pour faire en sorte que Cellou Dalein arrive aux affaires. Si les choses ne marchent pas comme ça, il faut envisager un changement de leadership.

Guineematin.com: On a lu votre CV, on sait que vous avez un bon parcours et une très bonne formation, un bon boulot certainement. Quand vous dites des bureaux aménagés ce qu’il y avait des sous… Vous allez conquérir la mairie, gagner ou échouer, après vous allez faire quoi ? Est-ce qu’après vous allez vous mettre à la disposition du parti ?

Mamadou Barry: Non du citoyen.  Mon objectif à moi, ce qu’il faut renverser la pyramide.

Guineematin.com: Mais, est-ce que cette candidature indépendante n’est pas pour dire à l’UFDG, écoutez, vous risquez de perdre un bon cadre.

Mamadou Barry: Non ! Le message a déjà été clair. Ça fait un an que je suis exclu. Et, le nombre de soutiens que je reçois et le nombre d’appels de militants pour dire écoute, il faut que tu reviennes me soulage et me montre que les militants sont conscients qu’il y a eu un travail.

Guineematin.com: Est-ce que vous envisagez de revenir ?

Mamadou Barry: la réponse est avec la Direction nationale du parti.

Guineematin.com: Est-ce que vous envoyez des gens. On connait bien comment les réconciliations se font. Vous avez parlé des gens qui étaient en mal avec le Président de la République. Mais, après, il y a eu des émissaires que les gens envoient. Est-ce que vous l’avez fait avec  Cellou Dalein Diallo ?

Mamadou Barry: Moi, je ne peux pas le faire. Je ne peux pas le faire parce qu’à un moment donné, il a été question de voir ce qu’a fait Mamadou Barry. Il y a deux choses.  Ou j’écris pour dire que j’ai bien fait ce que j’ai dit et que je continuerais à le dire une fois que je retournerais. Je continuerais à dire la même chose jusqu’à ce que la direction comprenne qu’un parti ne peut pas être géré par deux ou trois personnes au détriment de toute une masse. Ou j’écris une lettre pour demander pardon. Et là, c’est ma crédibilité qui est en jeu. Jusqu’a présent, on n’est pas en mesure de me dire ‘’tu as fait ça c’est pourquoi on t’a exclu’’. Des individus se son assis, ils ont écrit un papier pour m’exclure. Je n’ai pas démissionné, si c’était le cas, il suffisait pour moi d’écrire une lettre pour dire que je demande pardon. Mais, je suis UFDG dans le sang. C’est à ceux qui m’ont exclu, s’ils estiment que j’ai encore ma place à l’UFDG pour construire ce parti pour l’avenir de ce pays, ils feront en sorte que cette exclusion soit annulée pour qu’on voie dans quelle mesure, on va travailler.

Guineematin.com: Est-ce qu’on peut s’attendre à une coalition au cas où vous  serez élu conseiller à la mairie. Est-ce que vous allez travailler avec  l’UFDG, le RPG ou l’UFR ?

Mamadou Barry: La question ne se pose pas à mon niveau. D’abord, la première des choses sera de faire appelle à toutes les forces vives de la nation. Il y a des personnes qui sont déçues. Il y a des personnes qui ne se sont jamais impliquées dans la gestion d’un parti et qui s’intéressent à la gestion à la base. Le premier défi d’un pays, d’une société, c’est sa ressource humaine. Le premier défi sera de constituer une équipe qui est capable de contribuer au niveau de Ratoma pour faire en sorte que quand les citoyens de Ratoma lisent la liste, qu’ils disent « oui cette liste est crédible ». Maintenant, puisque ça sera à la proportionnelle, les gens diront est-ce que tu peux faire le poids face à l’UFDG et le RPG ? Encore une fois, je dis UFDG et RPG à Ratoma, ce n’est pas Cellou Dalein face à Alpha Condé. Il va falloir que l’UFDG et le RPG désignent un candidat au niveau de Ratoma. A partir de là, on verra projet contre projet comment ça va se passer. Si en ce moment je n’ai pas la majorité pour être maire, il sera question de faire des coalitions. Mais, encore une fois, les coalitions ne se feront pas par copinage.  La coalition se fera avec ceux qui ont pour unique objectif le bien être des citoyens.

Guineematin.com: Quelle coalition estimez-vous possible ou impossible à faire ?

Mamadou Barry: Non ! Ça ne se décide pas maintenant. Rien n’est décidé encore.

Guineematin.com: Donc, tout est possible demain ! Mamadou Barry avec le RPG ?

Mamadou Barry: Non ! Ne confondez pas les choses. Mamadou Barry- RPG, ça voudrait dire encore on veut mettre les appareils en vue. Mamadou Barry est dans un processus d’élection, le gars du RPG va être là dans un processus d’élection. C’est le citoyen à la base qui va dire par la voie d’élection à Mamadou Barry si tu veux notre bien, mets toi avec tel individu sans parler du RPG. L’individu, le citoyen, ce monsieur, on a confiance en lui. Et, à partir de là, Mamadou Barry est prêt à travailler avec tout le monde, dès que le citoyen décide. C’est ça l’importance des élections à la base. Le législateur a voulu que le citoyen soit en mesure de dire, monsieur Baldé mettez-vous avec monsieur Koundouno parce que vous deux, vous êtes en mesure de faire du bien pour cette commune. Nous voulons vous voir ensemble et on va faire de bien pour le développement de Ratoma, voilà notre vision.

Guineematin.com: Qu’est-ce que vous pensez de la candidature de Mouctar Diallo du NFD pour la commune de Ratoma ?

Mamadou Barry: La candidature de Mouctar qui, apparemment, a mis le pied dans le plat parce qu’actuellement il y a des accrochages entre l’UFDG et le NFD à Ratoma, cela prouve exactement qu’il y a des problèmes à ce niveau.

La candidature de Mouctar, j’essais simplement de poser des questions. Vraiment, dans la plus grande objectivité, j’ai travaillé pour faire de la liste nationale de l’UFDG pour avoir 23 personnes. Parmi ces 23 personnes, il y a Mouctar Diallo, député. Ce qui veut dire que Mouctar est député UFDG jusqu’a preuve du contraire. Qu’à un moment donné, Mouctar ait l’intention de briguer la mairie de Ratoma au compte du NFD, alors qu’il est député sur une autre liste UFDG à l’Assemblée nationale. Sachant bien que les élections se font à base communautaire, ce sont les militants de l’UFDG qui votent NFD. La preuve avec la bagarre qui a lieu, c’est les jeunes de l’UFDG. Alphadjo Wanindara, Abdourahame, sécurité de Cellou Dalein, Kadiatou Télimélé, section motard UFDG et le petit Big, chauffeur de Hadja Halimatou, ça c’est l’UFDG. Maintenant, quand il y a des bagarres comme ça, ça devient des bagarres de rue. L’idée là-dedans, c’est de dire à Mouctar ce qu’il a fait en 2010, ce qu’il a fait en 2013 et 2015, c’est de dire qu’il soutien l’UFDG dans toute les élections jusqu’à l’expiration de son mandat en 2018. A partir de là, je m’occupe des  NFD. Et, je briguerais la mairie de Ratoma en tant que NFD en 2018 ; ou bien, il va voir Cellou Dalein qui est son grand frère dans la chambre de celui-ci s’il veut pour dire ‘’présente moi comme candidat UFDG à la mairie de Ratoma’’. Mais, j’aurais du mal à dire à mes militants aujourd’hui qui ont porté l’UFDG et Mouctar à l’Assemblée nationale désormais ne votez plus pour l’UFDG, vous votez pour NFD pour porter Mouctar à la mairie de Ratoma. Je ne suis pas à l’aise. La loi peut être ne le dit pas, mais je demanderais à ce qu’un élu ne puisse pas briguer deux postes électifs sur deux bannières différentes. Je ne suis pas à l’aise ! S’il y a une rencontre des maires de la sous-région par exemple à Ouagadougou et que Mouctar, maire de Ratoma arrive à Ouaga et que dans les présentations, dire que je suis maire NFD de Ratoma  et député UFDG à l’Assemblée nationale. Ils vont demander si nous sommes des extra terrestres. Député d’un parti et maire d’un autre.

Il faut faire en sorte que les élections communales soient des élections propres avec une nouvelle façon de faire la politique. Peut être que Mouctar est entrain de voir que 2018 arrive et qu’il ne sera plus sur la liste de l’UFDG. Donc, il faut qu’il ait une substitution au niveau de la mairie. Tout ça, ce sont des petits calculs qui n’honorent pas la vie politique guinéenne et particulièrement Mouctar en tant que jeune leader. Un vieux qui se comporte comme ça, je peux comprendre. Quelqu’un qui cherche à arrondir les fins de mois, je peux comprendre ; mais, un jeune comme Mouctar, ayant servi au sein de la société civile, il faut qu’il accepte maintenant de démissionner en tant que député UFDG. Qu’il rompe le cordon ombilicale avec l’UFDG avec tous les avantages qui vont avec : ‘’je me mets au compte des NFD maintenant pour briguer la mairie de Ratoma’’. Mais, avec les avantages qu’il s’est octroyés grâce aux sacrifices des dizaines de personnes qui sont enterrées au cimetière de Bambéto et que tu demandes à ces mêmes personnes qui ont voté l’UFDG dans lequel tu te trouves et leur demander de voter NFD. C’est bizarre. Il ne faut pas demander aux militants une gymnastique de cette nature là. Il faut faire attention et faire en sorte que les choses se passent de la meilleure façon. Mais, quand Mouctar dit aujourd’hui, qu’il n’est pas député UFDG et qu’il doit son élection aux électeurs des NFD, il y a certaines choses qu’il faut éviter de dire pour ne pas faire perdre les électeurs.

Guineematin.com: Votre dernier mot ?

Mamadou Barry:   Je veux profiter de vos colonnes pour présenter un projet. Je suis entrain de travailler avec un opérateur de la place pour me renseigner un peu. Je souhaiterais, à l’occasion du 22 janvier, comme vous le savez (anniversaire des massacres sur le pont 8 novembre à Moussoudougou en 2007), du 22 au 31 janvier, c’est à dire dix jours de collecte de fonds. Parce que Ratoma a été victime de beaucoup de choses. Depuis Kaporo, Ratoma  a été l’impulsion, le fer de lance à partir du 22 janvier de 2007 de la révolution et du renouveau dans la gestion des affaires publiques. Je souhaiterais donc faire en sorte que tous les citoyens de Ratoma, acceptent, à travers les transferts  d’argents électronique, donner mille francs guinéens (1000 GNF) pour faire en sorte qu’une cagnotte soit mobilisée. Pour que n’importe qui arrivera à la mairie, que le citoyen dise, bienvenue à la mairie de Ratoma, voilà un fonds pour la commune de Ratoma. C’est notre contribution pour la commune de Ratoma. Si au niveau de la commune il y a des choses qui doivent être faites, notamment au niveau de Jean Paul II, de la cité de la solidarité, au niveau des commissariats, il y a des choses à faire ou il y a des ordinateurs à renouveler, avec un numéro de téléphone relié à un compte bancaire, pour que l’équipe communale qui va arriver trouve un fonds.

Interview réalisée par  la rédaction de Guineematin.com

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