Depuis la nuit dernière, la sous-préfecture de Sanragédji est secouée par un mouvement des jeunes locaux. Selon une source consultée par Guineematin.com au téléphone, dans la matinée de ce mardi 27 décembre 2016, aucun travailleur n’a pu quitter la cité pour se rendre dans un site minier. « Les véhicules peuvent entrer, mais aucun véhicule de la CBG ne partira d’ici… », menacent les protestataires. 

Arrivé peu après 11 heures, le préfet de Boké, monsieur Mohamed Lamine Doumbouyah, cherche à rapprocher les positions et surtout éviter qu’une telle manifestation ne fasse tâche d’huile…

Revendications des jeunes

Comme un peu partout en Guinée, de nombreux jeunes de Sangarédji n’ont aucun emploi, y compris des jeunes qui ont déjà le diplôme en poche. Et, récemment, certains de ces jeunes ont eu un contrat avec une société de gardiennage qui sous-traite avec la CBG. Mais, à Kamsar, ils ont été empêchés de travailler. Les jeunes de Kamsar ont refusé que des « étrangers » soient envoyés chez eux, alors qu’ils ont eux-mêmes des jeunes qui chôment et qui peuvent faire le même boulot. A cause de la faible implication des autorités locales, notamment le tiraillement entre Kamsar et sangarédji, ces jeunes ont été renvoyés « chez eux »…

Aujourd’hui, ce sont les jeunes de Sangarédji qui exigent de l’emploi chez eux, coûte que coûte… « Je ne sais pas ce que cela pourrait entraîner. Mais, il n’y a aucun accord sans qu’on nous donne de l’emploi. Ils vont nous engager ; sinon, aucun véhicule de la société ne sortira d’ici ! », a menacé un des protestataires joint au téléphone par Guineematin.com ce mardi.

A suivre !

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