A travers un décret rendu public hier mardi 3 janvier 2017, le président Alpha Condé a procédé à la nomination des membres du comité de pilotage du Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN) de football. Un acte du pouvoir qui satisfait les acteurs du domaine, soucieux de la réussite de la Coupe d’Afrique confiée à la Guinée par l’instance dirigeante du football continental dans son édition de 2023.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le consultant sportif Thierno Saidou Diakité, chroniqueur au groupe de presse Lynx-Lance, n’a pas caché satisfaction. « Je suis satisfait de cet acte. Cela veut dire que les autorités prennent de plus en plus conscience des enjeux de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Donc, on se rapproche progressivement des préparatifs proprement dits de cette compétition », soutient monsieur Diakité.

La Guinée a été choisie par le comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) depuis le 20 septembre 2014 pour abriter les phases finales de la CAN 2023. A la question de savoir si notre pays n’est tout de même pas en retard dans les préparatifs, Thierno Saidou Diakité répond par l’affirmative : « depuis cette date, pratiquement rien n’est fait, sauf que le 14 octobre 2016, le chef de l’Etat a signé le décret portant création et attributions du COCAN. Et, hier 02 janvier 2017, nous avons enfin le comité de pilotage qui est meublé. Maintenant, pour que le COCAN  soit effectivement opérationnel, nous attendons la mise en place des 11 commissions spécialisées, qui vont permettre à cette structure de travailler et de mettre les bouchées doubles pour résorber le retard que nous enregistré afin qu’on soit dans les délais vis-à-vis du cahier des charges de la CAF. La mise en place des ces 11 commissions revient au premier ministre à travers un arrêté, sur la base des propositions des ministères techniques et de certaines personnes ressources », a expliqué monsieur Diakité.

Par ailleurs, Thierno Saidou Diakité rappelle que le préalable est déjà fait, à savoir la mise en place du COCAN et la nomination des membres du comité de pilotage. Il souhaite que les conditions de travail soient désormais créées  pour le COCAN, à savoir « un siège social, un budget d’équipements, un budget de fonctionnement pour qu’il puisse se mettre à la tâche pour déjà satisfaire au cahier des charges de la CAF », précise le consultant.

L’autre défi qui doit interpeller les autorités est la construction des infrastructures. Un problème entier surtout que la Guinée ne compte par exemple qu’un seul stade de football répondant aux normes internationales, qui n’est autre que le stade de Nongo de 50 000 places, dont la finition tarde à se concrétiser. A cela, il faut ajouter la construction d’au moins 4 grands stades dans les capitales régionales, des stades de dégagement, des infrastructures hôtelières, de communication, de santé et de sécurité…

Bref, un véritable challenge pour notre pays, qui doit « s’activer davantage pour être dans les délais afin de permettre à notre pays de tenir ses engagements et d’organiser une première fois de son histoire une Coupe d’Afrique des Nations Senior », a fait remarquer Thierno Saidou Diakité.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

 

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin