Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

Dans la matinée de jeudi 5 janvier 2017, Guineematin.com a joint au téléphone, le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) pour comprendre comment les commerçants guinéens ont accueilli la crise politique qui reprend dans notre pays et surtout le risque d’une reprise des manifestations de l’opposition.

Chérif Mohamed Abdallah estime que cette situation est à craindre : « Tout le monde craint ce qui risque d’arriver. Si des hommes majeurs s’asseyent pour discuter, ils tombent d’accord sur une chose et par derrière on n’applique pas cet accord, c’est dommage pour notre pays », regrette l’Homme d’affaires.

Pour le président du GOHA, la seule sortie de crise possible aujourd’hui est le respect des accords signés entre les parties prenantes. « La seule chose que nous demandons au acteurs politiques, c’est le respect des accords signés. Il n’y a pas une autre alternative », a-t-il ajouté.

Revenant sur le climat politique qui régnait dans le pays après la rencontre entre le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, et le chef de file de l’opposition, Elhadj Cellou Dalein Diallo, le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires de Guinée a rappelé que la Guinée n’avait jamais connu pareils moments d’accalmie et d’espoir. « On avait commencé à gagner de l’espoir. Comme vous le savez, l’instabilité n’arrange personne. Aujourd’hui, s’il y a des problèmes dans le pays, c’est tout le monde qui va subir les conséquences parce qu’il n’y aura pas d’investissement dans notre pays », a indiqué Chérif Mohamed Abdallah.

A la question de savoir ce qu’il faut aujourd’hui pour rapprocher les tendances, Chérif Mohamed Abdallah se montre même frustré. « Nous n’avons plus rien à les conseiller. Ils sont tous des responsables. Seulement, je vais leur dire que nous sommes fatigués de cette situation qui n’arrange personne. On ne peut pas revenir sur la même chose tous les jours », a-t-il protesté.

A rappeler que la crise politique qui couvait a éclaté avec le retrait du texte portant sur l’amendement du code électoral de la plénière d’hier, mercredi 4 janvier 2017, peu avant la clôture de la session budgétaire 2016 à l’Assemblée nationale. Dénonçant le non respect des accords politiques du 12 octobre 2016 et une manipulation de l’Assemblée nationale par l’exécutif, les députés de l’opposition ont boudé la salle. Depuis, ils menacent de reprendre les manifestations de rue pour obtenir l’organisation des élections locales, notamment des maires des communes rurales et urbaines dont le mandat n’a jamais été renouvelé depuis plus de dix ans…

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

 

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