Depuis plus d’une semaine, la ville de N’zérékoré est confrontée à une crise d’essence. Les conducteurs de taxis accusent les pompistes d’augmenter le prix du litre et les passagers payent le double, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé dans la préfecture.

Depuis plus d’une semaine, un litre d’essence se négocie entre 13 000 et 15 000 francs guinéens sur le marché noir. Chaque jour, une ou deux stations ravitaillent toute la ville en carburant. Les autres stations restent fermées et aucune explication n’est donnée par les chefs de ces stations. Ce qui a évidemment fait augmenter le prix du carburant sur le marché noir et aussi le prix du transport. Actuellement, une incompréhension totale règne entre conducteurs de taxi-motos et passagers.

Selon les conducteurs des taxis, les pompistes réclament 500 francs guinéens de plus sur le prix d’un libre. C’est le cas de Foromo Richard qui a témoigné au correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré. « Quand nous partons à la station, on nous vend un litre d’essence à 8 500 GNF. Et, ça aussi, il faut passer toute la journée arrêté avant d’avoir le carburant, tellement que la file est longue. Ainsi, nous sommes obligés d’augmenter le prix pour ne pas perdre en temps… ».

De son côté, Aminata Traoré, qui circule régulièrement en taxi, le prix entre le marché et son quartier a doublé en l’espace d’une semaine. « Avant, je payais 2 000 francs guinéens pour aller au marché. Mais, depuis que cette crise a commencé, je paye 4 000 francs guinéens. C’est vraiment difficile pour nous… ».

Joint au téléphone ce vendredi 6 janvier 2017 par le correspondant local de Guineematin.com, le préfet de N’zérékoré, monsieur Aboubacar M’bopp Camara, a dit avoir présidé une réunion ce matin-même avec les chefs des stations de carburant. Le préfet a même rassuré que cette crise pourrait prendre fin ce soir.

Affaire à suivre !

De Nzérékoré, Kolié Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (+224) 628 93 19 28

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