Les établissements d’enseignement pré-universitaire public traversent une crise depuis la publication des résultats du concours d’accès à la fonction publique. Les enseignants-contractuels non admis ont boudé les classes tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Et, dans certains établissements, la paralysée est totale, a constaté Guineematin.com, à raves un de ses reporters.

Balla Diarra, Proviseur du lycée Léopold Sédar Senghor

Balla Diarra, Proviseur du lycée Léopold Sédar Senghor

Selon notre constat, depuis la publication de ces résultats, les enseignants contractuels jouent aux abonnés absents. Aux dires de monsieur Balla Diarra, Proviseur du lycée Léopold Sédar Senghor (ex lycée Yimbaya),  dans la commune de Matoto : « sur les six (6) enseignants contractuels que nous avons (1 en Physique, 1 en Français, 2 en Histoire 1 Philosophie et 1 en Mathématiques Ndlr), aucun n’est admis au concours. Depuis la publication de ces résultats le samedi dernier (31 décembre, ndlr) jusqu’à aujourd’hui, nos collègues ne viennent pas à l’école. Ce qui perturbe un peu le déroulement normal des cours au sein de notre lycée », a-t-il révélé.

Par ailleurs, monsieur Balla Diarra dit avoir alerté les autorités au plus haut niveau sur cette crise qui affecte son établissement. « Il faut qu’on trouve actuellement des gens qui vont enseigner ces enfants qui sont innocents dans cette situation », a-t-il dit, rappelant qu’il est entrain de gérer la crise pour éviter que les élèves ne se mêlent la danse.

Abou Camara, Directeur des études au collège Carrière

Abou Camara, Directeur des études au collège Carrière

Au collège Carrière, dans la commune de Matam, c’est le même constat qui se dégage. Selon monsieur Abou Camara, directeur des études « sur les 12 enseignants contractuels, seuls deux sont admis (1 en Mathématiques et 1 en Physique) », a-t-il précisé, avant d’ajouter que les 10 autres refusent de venir dispenser les cours. « Nous souhaitons une solution heureuse entre ces enseignants contractuels et le gouvernement. La solution, c’est de trouver un plan B à ce problème, afin de nous éviter un débrayage. Mais, ce n’est pas chose facile parce que, remplacer ces 12 enseignants à l’heure où nous sommes, ce n’est pas chose aisée », a-t-il fait remarquer.

Enfin, au collège Bonfi, dans la commune de Matam, les responsables de l’établissement, n’ont pas accepté de parler au reporter de Guineematin.com, prétextant qu’ils ont reçu une décision des autorités communales « de ne pas parler à un journaliste des médias privés ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

 

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin