A l’issue de rencontre d’hier, lundi 16 janvier 2017, regroupant les autorités à tous les niveaux, les partenaires éducatifs, la société civile, les élèves et les enseignants contractuels communautaires, un accord avait été trouvé entre ces derniers et la DPE-A de Tougué. Mais, les contractuels communautaires avaient tout de même exigé la satisfaction de leurs revendications pour pouvoir reprendre la craie, a appris Guineematincom d’une enseignante concernée.

A défaut de leur intégration à la Fonction publique, les enseignants contractuels communautaires ont demandé la signature d’un contrat les liant à la communauté, la réduction de leurs charges hebdomadaires, de 18 heures à 12 ou jusqu’à 6 heures, la prise des contractuels communautaires à la surveillance des examens nationaux, auxquels ils sont exclus jusque là…

Ces conditions avaient été acceptées par les autorités et les enseignants devaient en conséquence reprendre les cours dans la matinée de ce mardi 17 janvier 2017. Une semaine était donnée aux autorités pour respecter les différents points de cet accord. Une réunion était même projetée pour le samedi prochain, 21 janvier 2017, entre les parents d’élèves, les autorités éducatives et les enseignants contractuels.

Effectivement ce mardi, comme promis, les cours avaient repris au niveau des différents groupes pédagogiques. « Les contractuels communautaires étaient présents. Les deux premières heures se sont déroulées normalement », a confirmé le Directeur préfectoral de l’éducation, joint au téléphone par Guineematin.com dans la journée de ce mardi.

Mais, à en croire, monsieur Abdoulaye Souaré, « C’est à la deuxième tranche que les collégiens sont sortis massivement faire sortir les lycéens ». « A l’heure qu’il fait, les élèves sont dans les rues de la ville de Tougué », a précisé le DPE de Tougué, à 10 heures 40 minutes.

Il est à rappeler que lors de la réunion de crise hier, devant le préfet, les élèves avaient affirmé qu’ils sont fatigués de payer les enseignants contractuels communautaires, parce que certains de leurs parents n’ont pas de moyens. « Puisque l’école n’est pas privée, c’est l’État qui doit prendre en charge l’éducation et la formation de ses enfants », avaient-ils fait observer.

Pour le moment, d’autres pistes de solutions sont entrain d’être trouvées pour calmer les élèves, qui profitent de cette occasion pour régler des antécédents qui les avaient opposés au proviseur du lycée de Tougué, monsieur Abdourahamane Baldé.

Nous y reviendrons !

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

Tél.: (+224) 622221178 & 664816451

 

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin