Toujours dans cette première session, il a été question de l’Économie nationale et des perspectives. Cette présentation a été faite par Madame Malado Kaba Ministre de l’Économie et des Finances.

Parlant de l’évolution récente de l’Économie guinéenne, madame Kaba a expliqué que la situation économique de la Guinée se caractérise par un contexte national favorable lié à la fin de l’épidémie d’ebola, l’apaisement du climat politique et la conclusion du programme FEC.

Sur le plan régional et continental, l’accord trouvé par les pays de l’OPEP devrait soutenir une augmentation du cours du pétrole. La baisse du prix des produits de base amorcée depuis 2012, s’est accélérée en 2015. En moyenne, l’once d’or s’est échappé à 1260 DOLLARS US au 3ème trimestre de 2016, contre 1660 DOLLARS US en 2015, le prix moyen de la tonne d’aluminium de Janvier à Juillet 2016, a été de 1565 DOLLARS US contre 1663 DOLLARS US 2015. La baisse du cours du diamant se poursuit. En Août 2016 le prix de la tonne de fer s’est amélioré, la tonne valait 61 DOLLARS US, contre 40 en décembre 2015.

S’agissant de la contribution sectorielle à la croissance, Madame la Ministre a expliqué par le biais des chiffres, la situation actuelle de l’Économie nationale. Par exemple, en 2016, le taux de croissance du PIB réel est estimé à 5,2 % contre 0,1% en décembre 2015 et 1,1% en 2014. La reprise est soutenue par un regain de dynamisme du secteur secondaire, notamment dans les sous-secteurs mines, électricité et BTP, également, les sous-secteurs élevages et agricultures, contribueront au rebond économique.

La croissance médiane sera de 5,2 %pour la période 2016-2018, alors qu’elle a été de 1,1 % entre 2013 et 2015.

Tous ces efforts ont débouché sur une maîtrise de l’inflation. Puisque depuis 2010, l’inflation s’est inscrite dans une dynamique baissière qui s’est maintenue. Cependant, une nouvelle accélération de la réduction du taux d’inflation est espérée à partir de 2017. Le taux d’inflation devrait ainsi être de 6,6 % en 2017 et de 4,2 % en décembre 2018, grâce à de modestes plus-values de recettes à la maîtrise des dépenses.

Le gouvernement s’est aussi employé à réduire de façon drastique le déficit budgétaire grâce à une gestion budgétaire rigoureuse. Il est passé de moins 16,7% en 2011, à un excédent de 1% en 2012. A partir de 2013, le contexte domestique défavorable marqué par la maladie à virus Ebola a contribué à reconstituer un déficit qui s’est accru. À la fin de l’année 2015, le solde primaire était de moins 3,3%.

Afin de respecter les objectifs du programme soutenu par la FEC, des mesures ont permis d’absorber ce nouveau déficit. En fin septembre, la situation économique présentait un excédent. À partir de 2013, le financement du déficit a été essentiellement assuré par les sources extérieures précise madame la Ministre.

En fin, madame Malado Kaba a terminé son exposé sur les perspectives et les principaux défis à savoir promouvoir une croissance inclusive, robuste et durable pour une amélioration significative des conditions de vie des populations, ce qui nécessite forcément la diversification de notre économie, et le Développement de nos infrastructures de réseau en promouvant le partenariat public-privé et la mobilisation des ressources longues.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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