Lu pour vous : Chaque année depuis 2014, plusieurs journalistes politiques décernent le prix du plus grand menteur de l’année. Pour 2016, c’est Robert Ménard, le maire de Béziers (Hérault) qui a raflé le prix. Voici pourquoi.

Pour Thomas Guénolé, le fondateur de ce prix, l’objectif est le suivant : « cette distinction est décernée avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l’importance du fact-checking, et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique ».

Résultat, cette année, le prix a été décerné ce mercredi à Robert Ménard “pour son incroyable constance dans le mensonge lorsqu’il évoque l’immigration”, précise le site. Et les journalistes de rappeler certaines informations erronées relayées par le maire : un festival de musique dont une zone aurait été réservée aux femmes pour les protéger des migrants, le turc et l’arabe enseignés à la place du français à l’école, l’immigration composée à 40% du regroupement familial et à 75% de Maghrébins et de Turcs.

Mais Robert Ménard n’est pas le seul à être épinglé par le site. Le vote ayant été très serré entre Robert Ménard et Manuel Valls, les  journalistes ont décidé de créer la catégorie “premier dauphin” pour l’ancien locataire de Matignon, sur le modèle du concours « Miss France », ironise Thomas Guénolé. Manuel Valls est ainsi primé “pour son retournement de veste spectaculaire en devenant candidat à la primaire du PS”, ce qui lui a fait changer trop vite d’avis sur des sujets essentiels pour être jugé sincère par ces observateurs de la vie politique.

Voici le palmarès complet (rendez-vous sur le site pour voir les justifications)

  • Prix spécial du jury pour l’ensemble de sa carrière : Nicolas Sarkozy
  • Prix « Un certain regard » pour des mensonges particulièrement absurdes ou bizarres : Christian Estrosi
  • « Prix Jacques Dutronc » du plus beau retournement de veste : François Fillon
  • Prix du « Naufrage en politique » : Maud Fontenoy
  • Prix du « Grand Remplacement » : Jean-Pierre Chevènement
  • Prix du Jeune espoir, meilleur menteur de moins de 45 ans : Nicolas Bay et Florian Philippot
  • Prix du meilleur menteur politique à l’étranger : Donald Trump

A noter que Robert Ménard succède à Marine Le Pen élue pour l’année 2015.

Thomas Guénolé

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