Situé face au commissariat central de police, sur la route menant à l’ancienne gare ferroviaire, le marché Avaria de Mamou déborde actuellement sur la route principale. Des femmes étalagistes et des jeunes conducteurs de taxi-motos occupent la quasi-moitié de cette route nationale, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant local.

En plus des nombreux embouteillages enregistrés quotidiennement au niveau de cette artère principale qui est empruntée jour et nuit par des usagers à bord des voitures et des gros porteurs venus de différents horizons (qui traversent la ville de Mamou pour d’autres préfectures de la Guinée), un danger permanent guette ces femmes vendeuses. Il s’agit des accidents de la circulation.

Interrogées par Guinnematin.com, ces vendeuses disent être conscientes du danger auquel elles sont exposées. Mais, faute de place à l’intérieur du marché, occuper la route est la meilleure option qui s’offre à elles.

« Nous sommes assises sur la route parce que nous n’avons pas trouvé de place à l’intérieur du marché. Nous avons vraiment peur de nous asseoir ici. Seulement, nous n’avons pas le choix. La police vient chaque fois pour nous faire déguerpir, mais nous revenons toujours parce que c’est ici que nous gagnons quelque chose pour nourrir nos enfants », a expliqué madame Aïssatou Diallo, vendeuse d’huile de palme.

Pour monsieur Macka Traoré, le chef du secteur du marché Avaria (qui occupe lui-même un conteneur où il vend des produits pharmaceutiques à l’intérieur dudit marché), à défaut de trouver un lieu où caser ces vendeuses, c’est inutile de venir chercher à les faire déguerpir.

« Pour enlever ces femmes ici, il faut leur montrer une autre place où elles pourront s’installer. Sinon, ça devient très difficile, voire impossible de les faire déguerpir. Parce que c’est là qu’elles vivent », a dit monsieur Traoré. D’ailleurs, le chef du secteur demande aux autorités de mettre à disposition de ces femmes le nouveau marché construit à Tchéougal à la faveur de la célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale à Mamou et dont l’inauguration tarde encore à se faire.

Rappelons que le marché de Tchéougol dont il est question est transformé depuis un certain temps en un lieu de réception et abrite actuellement des cérémonies de mariage. Et ce, sous le nez et la barbe des autorités.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

 

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