Éducation : une mission du département pour appuyer l’IRE de Boké dans la répartition des enseignants

Après la mutation des 5 000 nouveaux enseignants recrutés au compte du département de l’enseignement pré-universitaire, des missions se sont déployées dans les huit (8) régions administratives pour appuyer les responsables locaux de l’éducation et veiller à la répartition équitable de ces enseignants dans les préfectures.

Depuis hier dimanche 05 février 2017, une mission de Conakry conduite par le Directeur national de l’enseignement élémentaire, monsieur Alpha Mamoudou Diallo est dans les murs de l’inspection régionale de l’éducation de la région administrative de Boké.

Dans la matinée de ce lundi 06 février 2017, le chef de la mission du département a reçu la presse dans le bureau de l’inspecteur régional de l’éducation (IRE), où il a brièvement expliqué le but de leur présence à Boké.

« Nous  avons recruté 5 000 enseignants, répartis dans les huit (8) régions administratives. Nous sommes en mission  pour venir en appuis aux inspecteurs régionaux de l’éducation (IRE) pour assurer une répartition juste et équitable entre les préfectures. Ce n’est pas parce que les inspecteurs ne sont pas en mesure de faire le travail mais nous venons les appuyer pour que les choses se fassent en fonction des informations venant de la structure centrale. On a fait plusieurs réunions au niveau central avant de faire cette ventilation. Donc nous avons des informations qu’eux ne possèdent pas. Voilà pourquoi nous sommes là », a annoncé d’entame le directeur national de l’enseignement élémentaire.

A en croit monsieur Alpha Mamoudou Diallo, l’ensemble des enseignants seront mutés et  devront rejoindre leurs postes d’ici le 13 février prochain. Mais monsieur Diallo précisera également que « ces enseignants ne viennent pas pour remplacer des malades, ou des fonctionnaires qui ne s’intéressent qu’à leur salaire sans travailler… Ils sont venus prendre des classes qui existaient et qui n’ont pas de maîtres, ou au moins décharger les enseignants qui évoluaient à cheval ».

Par rapport aux critères de mutation, le directeur national de l’enseignement élémentaire a dit : « les critères que nous utilisons sont les suivants : premièrement , les contractuels d’État qui sont en situation de classe doivent être confirmés dans leurs juridictions pour ne pas perturber la situation actuelle ; deuxièmement, les enseignants affectés de Conakry pour la région de Boké, il y a des cotas fixés pour chaque préfecture. Il faut que cela soit respecté. Maintenant il peut y avoir des admis au niveau de la région ayant fait le concours dans la même région, après avoir distribué les contractuels d’État, en ce moment on peut voir le cas des autres au temps que possible. Nous tiendrons compte au temps que possible je le répète, de la préoccupation des intéressés, mais quand c’est l’État qui est en jeu, nous privilégions l’État. Mais il n’est pas dit que celui qui est admis pour la région de Boké, il forcément le maintenir dans la préfecture de Boké. Dans les tous les cas ce sont des enseignants qui sont recrutés. Les mutations ont été par région pour faciliter les déplacements, parce qu’on pense la mobilité est plus facile entre deux préfectures d’une même région, que si on prenait quelqu’un de Boké pour l’envoyer à N’zérékoré. Quand on regarde par exemple à Boké ici, tout le monde veut rester à Boké ville, ou à Sangaredi ou à Kamsar. C’est pourquoi nous nous venons arbitrer parce que chaque inspecteur régional est très sensible au  besoin qu’il a, mais le directeur national si Boké est pourvu à 100 % et Faranah n’a que 40 ou 50 % il ne sera pas à l’aise », a expliqué le directeur national de l’enseignement élémentaire.

A rappeler que sur les 5 000 enseignants nouvellement recrutés, la région administrative de Boké a eu 368 enseignants de l’élémentaire et 240 professeurs du secondaire (toutes disciplines confondues). Ces enseignants doivent donc être répartis d’ici le 13 février entre les préfectures de Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara.

Voici la prévision approximative de la répartition de ces enseignants par préfecture :

I- Au niveau de l’élémentaire :

Boffa aura 65 enseignants

Boké : 52

Fria : 22

Gaoual : 130

Koundara : 119

Il- Au niveau du secondaire, la répartition est faite par matière :

Mathématiques :

Boffa (3), Boké (14), Fria (3), Gaoual (6), Koundara (4).

Physique :

Boffa (3), Boké (13), Fria (2), Gaoual (7), Koundara (4).

Chimie :

Boffa (2), Boké (5), Fria (00), Gaoual (8), Koundara (5).

Biologie :

Boffa (1), Boké (6), Fria (00), Gaoual (5), Koundara (1).

Géologie :

Boffa (2), Boké (15), Fria (2), Gaoual (6), Koundara (2).

Anglais :

Boffa (4), Boké (13), Fria (5), Gaoual (9), Koundara (9).

Français :

Boffa (5), Boké (15), Fria (2), Gaoual (6), Koundara (5).

Économie :

Boffa (00), Boké, (5), Fria (3), Gaoual (2), Koundara (3).

Philosophie :

Boffa (1), Boké (7), Fria (3), Gaoual (3), Koundara (3).

Histoire :

Boffa (1), Boké (4), Fria (00), Gaoual (3), Koundara (00).

Géographie :

Boffa (1), Boké (2), Fria (00), Gaoual (3), Koundara (2).

Franco-arabe :

Boffa (4), Boké (3), Fria (2), Gaoual (5), Koundara (00).

Il reviendra aux différents directeurs de l’éducation de savoir repartir les enseignants qu’ils recevront dans les écoles.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242 / 666 952 215

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