Les journalistes guinéens, accompagnés de quelques acteurs politiques et de la société civile, ont organisé hier, lundi 06 février 2017, à Kaloum, une marche blanche pour commémorer l’an un de l’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo, aux abords du siège de l’UFDG, le 05 février 2016. La démarche visait à dénoncer la lenteur dans le traitement judiciaire de ce dossier et les multiples menaces qui planent sur les hommes de médias, a constaté Guineematin.com, à travers trois de ses reporters qui ont pris part à la marche.

Les marcheurs, vêtus de T-shirts blancs à l’effigie de du défunt, sont partis de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à 11 heures pour le Ministère de la Justice, en passant par le port autonome de Conakry. Ils ont entonné des slogans comme « Justice pour les victimes ! Un mort de plus, un mort de trop ! Justice pour Elhadj Mohamed Koula Diallo ».

Au Ministère de la justice, c’est madame Sylla Mame Diallo, journaliste à Guineenews.org qui a lu la déclaration au nom des journalistes. Dans cette déclaration, la porte parole a rappelé les circonstances dans lesquelles notre confrère a été tué dans l’après-midi du vendredi 05 février 2016. La déclaration a également évoqué le cas de la disparition de Chérif Diallo, journaliste au groupe Hadafo médias et de plusieurs autres violences commises à l’endroit des journalistes.

Malheureusement, aucun représentant du ministère de la Justice n’est venu recevoir les marcheurs qui ont d’ailleurs lu leur déclaration face à un portail fermé comme dire qu’aucune oreille du Gouvernement, ni de l’administration publique, ni attentive aux revendications des journalistes. Or, il y a un an, après une grande marche, partis du pont 8 novembre pour son ministère, c’est le ministre de la Justice, Me Cheick Sako en personne qui était venu accueillir les manifestants et promettre une célérité dans ce dossier…

Par ailleurs, il faut déplorer l’absence des dirigeants des associations guinéennes de la presse (aucun des présidents n’était là), des membres de la HAC et la faible représentation des organisations de défense des droits humains.

Côté politique quelques individualités étaient dans la marche comme Bah Oury, Baïdy Aribot, Dr. Ibrahima Sory Diallo (BOC)…

« La morale voudrait que je sois parmi tous ceux qui sont là aujourd’hui pour demander justice et aussi pour interpeller les autorités de ce pays de se battre pour qu’on ne fasse plus de violence aux journalistes », a notamment dit Baïdy Aribot, député uninominal de l’UFR à Kaloum.

Paix à l’âme de notre cher confrère, Elhadj Mohamed Koula Diallo, amen !

Ibrahima Sory Diallo, Abdoulaye Oumou Sow et Nouhou Baldé étaient à Kaloum pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin