Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) étaient face à leurs mandants ce samedi 11 février 2017. La démarche visait à rendre compte de leur rencontre d’hier avec le président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com, a travers un de ses reporters. 

« Ceux qui sont devant nous au niveau de la table des négociations ne peuvent pas prendre de décisions sans se référer. Nous sommes allés à la présidence de la république, le président nous a dit : pas question d’augmentation de salaire, on peut faire toutes les gymnastiques à l’intérieur de la question de la grille salariale, mais il n’y aura pas d’augmentation de salaire », a rapporté le secrétaire générale adjoint de la FSPE, Ben Ariba Camara.

Prenant la parole, le secrétaire général du SLECG, Dr Souleymane Sy Savané, a rappelé qu’ils ne sont pas débutants dans les négociations. « Nous avons négocié plus de dix ans, ce n’est pas facile et quelque soit la personne, elle ne peut nous induire en erreur. Dans nos écoutes, nous savons ce qu’il faut prendre et ce qu’il ne faut pas prendre. Nous avons été arrêtés, bastonnés, jetés en prisons, blessés, on a tout enduré. Ce n’est pas maintenant qu’on va nous prendre pour des enfants », a martelé Dr Sy Savané.

Pour le secrétaire général du SLECG « ce qui reste évident, c’est que nous n’accepterons pas du tout de reculer. Il (le président Alpha Condé, ndlr) dit que la grève ne lui dit rien. Il dit que si c’est l’augmentation du salaire, il n’en est pas question. Et si maintenant il est question de réviser le point sans qu’il n’y ait augmentation, il est prêt », précise le syndicaliste.

Poursuivant son intervention, le secrétaire général du SLECG menace : « le syndicat de l’éducation est resté longtemps sans faire de mouvement. Mais, si on nous provoque, on ira jusqu’au bout. Le gouvernement est prêt pour le combat d’après ce qu’ils ont dit hier, le syndicat aussi est prêt pour le combat. Nous n’en voulons à personne. Mais qu’on ne nous brime pas dans nos droits. Nous n’en voulons à personne, mais qu’on ne nous prend pas pour des idiots. Nous n’en voulons à personne, mais qu’on n’essaye pas de nous effrayer. Nous ne sommes plus à effrayer, mais c’est nous qui effrayons plutôt. Et non l’inverse », dira Dr Sy Savané, sous les acclamations nourries des syndiqués.

Les syndicalistes de l’enseignement sont ils menacés ?

En tous cas, c’est ce que pense le porte-parole, Dr Souleymane Sy Savané. « Nous sommes infiltrés. Nous qui sommes là, nous avons tous nos téléphones sur écoute. Nous le savons mais, nous avons juré et on a supporté plus que ça. Et s’il faut continuer, nous ne sommes plus des enfants. Pour le peu de temps qui nous reste à vivre, nous le ferons dans le combat », a-t-il rassuré.

Pour terminer, le secrétaire général de SLEG ajoute que « chacun rentre chez soi dans le calme. Ils disent qu’il s n’ont pas fini, ils disent qu’ils ont d’autres données dans le tiroir. Ce qui reste vrai, nous on veut voir une seule fois, au lieu d’écouter mille fois. Donc, nous demandons à tout un chacun d’être calme, d’être pacifique. La façon de faire d’antan, nous la rébelotons. Nous vous demandons d’être fermes et nous le serons également », conclut Dr Sy Savané.

A rappeler qu’au cours de cette assemblée générale à la bourse de travail à Kaloum, les syndicalistes ont reçu le soutien des démembrements de l’intérieur qui ont demandé que la grève continue jusqu’à la satisfaction des revendications.

Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620848501

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