Au delà des problèmes environnementaux causés par l’exploitation de l’or par les sociétés minières dans la zone, la jeunesse de Kintinia est plongée en majorité dans le chômage chronique. A ce jour, sept cent (700) jeunes diplômés, ainsi que d’autres issus de la communauté, attendent impatiemment d’être formés et embauchés par la SAG, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial. 

Malgré les multiples promesses et déclarations faites par les autorités du pays en ce qui concerne l’emploi des jeunes, la jeunesse guinéenne peine toujours à trouver du travail. Ce qui peut expliquer d’ailleurs la migration massive de cette importante couche vers l’Europe à travers la mer méditerranée.

A Kintinia comme à Siguiri ville où se trouvent d’importantes unités industrielles spécialisées dans l’exploitation de l’or, la jeunesse est majoritairement plongée dans le chômage. Cela est perceptible une fois que vous arrivez dans ces localités. La jeunesse est abandonnée à elle même.

Rencontrés par Guineematin.com sur place, certains jeunes ont confié que même pour un simple stage, il faut un important appui de la part d’un parent haut placé ou d’une connaissance ! Pourtant, les sociétés pullulent dans la zone.

« Moi, j’ai eu la chance d’être pris pour un stage de 6 mois, grâce à un ami à mon père. Mais, depuis lors, il m’est impossible de trouver un petit boulot. J’ai d’autres amis qui n’ont jamais eu de stage avec les nombreuses sociétés qui sont ici. Et, pourtant, c’est ici chez nous… », a dit un jeune diplômé rentré chez lui, à Siguiri pour chercher de l’emploi.

Un autre jeune originaire de Kintinia affirme qu’après les études, tous reviennent à la maison dans l’espoir de trouver un emploi descend dans l’une des nombreuses entreprises qui évoluent dans la localité.

« Tous les fils de Kintinia, après les études, reviennent ici pour chercher du boulot. Aujourd’hui, ceux qui ont leurs diplômes et qui vivent ici sont chiffré à 700 jeunes et attendent tous les jours d’être employés par les sociétés minières. Il y a aussi ceux qui ont fait des petits métiers et nos parents qui attendent », a expliqué Abdoulaye Camara, membre du bureau de la jeunesse de Kintinia

Selon monsieur Camara, la jeunesse de la localité regroupée au sein d’une structure attend des réponses suite aux démarches menées auprès de la principale société minière de place, la SAG, ainsi que les sous-traitants.

Par ailleurs, Abdoulaye Camara a reconnu que les 700 diplômés de la sous-préfecture de Kintinia ne peuvent pas tous être embauchés dans les sociétés. C’est pour cela que ce membre du bureau souhaite que les entreprises actives sur le terrain financent les projets personnels de la jeunesse.

De Kintinia, Mouctar Barry, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél.: 621 607 907

 

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