Depuis des siècles, l’exploitation artisanale de l’or est la principale activité des populations de la sous préfecture de Kintinia, située à 35 kilomètres au Nord Ouest de la ville de Siguiri. Aujourd’hui, avec l’arrivée massive des entreprises à exploitation industrielle, à l’image de la SAG, l’ouverture des mines d’orpaillage par des particuliers a dangereusement affecté l’environnement sans que des mesures adéquates de compensation soient prises, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Pendant ces dernières décennies, l’environnement de la sous-préfecture de Kintinia (dans le Bouré) s’est fortement dégradé à Siguiri, au vu et su des autorités locales et préfectorales sans que des mesures palliatives soient imposées.  Interrogés par l’envoyé spécial de Guineematin.com à Siguiri, les responsables de la jeunesse de Kintinia dénoncent l’affluence d’autres citoyens guinéens et étrangers dans les mines d’orpaillages ; ce qui favorise l’accélération du processus de destruction de leur environnement.

« La SAG a un département environnement qui s’occupe de la compensation par le reboisement. Mais, dans la localité, on n’a pas un cadre qui s’occupe de ce secteur. Aussi, l’exploitation est anarchique. Les gens se déplacent selon l’orientation des filons. On a ce problème là ici. Il n’y a pas un système pour reboiser le vide laissé par les orpailleurs », a indiqué le président de la jeunesse de Kintinia, Ousmane 1 Camara.

Selon monsieur Camara, « beaucoup de personnes viennent d’ailleurs pour peupler la zone. La zone de Bouré est très peuplée. Les gens viennent de tous les pays pour chercher de l’or. Cela joue sur nos coutumes, sur l’éducation et sur la rentabilité. Mais aussi les recettes diminuent et s’épuisent », a ajouté Ousmane 1 Camara.

L’exploitation étant artisanale, le lavage du minerai est un procédé essentiel pour l’obtention de l’or. C’est pourquoi, l’ouverture de certaines mines dans les basses altitudes reste indispensable. Cela a considérablement affecté les cours d’eau se trouvant dans ces zones, causant un assèchement rapide en cette période d’étiage.  « Nos parents s’occupent aujourd’hui de la laverie des minerais à travers des machines. C’est une exploitation semi-industrielle. Organiser cela serait bon pour les Bourekas. Faire en sorte que les gens quittent les lits des cours d’eaux pour aller vers les plaines. Cela éviterait le bouchage des cours d’eau », a précisé le président de la jeunesse de Kintinia.

Par ailleurs, Ousmane 1 Camara a invité le ministère de l’environnement à créer des entités dans tous les villages où se pratique l’orpaillage pour encourager le reboisement.

A rappeler que lors de la journée nationale de l’orpaillage, célébrée à Kankan, le 06 février dernier, le président Alpha Condé avait interdit la pratique illégale et l’exploitation semi industrielle de l’orpaillage.

En attendant que des solutions définitives soient prises, les citoyens de la localité aurifère de Kintinia lancent un SOS pour la préservation de leur environnement.

A suivre !

De Kintinia, Mouctar Barry, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél.: 621 607 907

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