Le mot d’ordre de grève générale de l’intersyndicale de l’éducation a été suivi dans les écoles de Conakry et même de l’intérieur, avec quelques fois des scènes de violence. Dans les lycées publics de Yimbaya, Matam et Bonfi, il n’y a pas eu cours ce lundi 13 février 2017, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Après « le congé technique » de plus d’une semaine accordé aux élèves, la reprise des cours dans les écoles publiques et privées devait se faire ce lundi. Mais, avec le mot d’ordre de grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Education (FSEPE), de nombreux enseignants ne sont pas venus dans les écoles.

Balla Diara, proviseur du lycée Léopold Sédar Sengor de Yimbaya

Balla Diara, proviseur du lycée Léopold Sédar Sengor de Yimbaya

Au lycée Léopold Sédar Sengor de Yimbaya, sur plus de 20 enseignants programmés ce lundi, seulement 7 ont répondu présent, selon le proviseur Balla Diarra. « On a reçu près de 25 % de présence le matin. Nous avions programmé 24 professeurs pour donner cours à 8 heures, mais n’avons reçu que 7 professeurs, dont 4 nouveaux enseignements, fraîchement recrutés. Nous avons procédé à leur répartition dans les classes afin qu’ils que les élèves qui étaient là, puissent recevoir les cours. On a réussi à faire cours jusqu’aux environs de 9 heures 30 », a expliqué monsieur Diarra.

Par ailleurs, le proviseur ajoute que des jets de cailloux venus de l’extérieur de la cour ont perturbé les cours. « Il  y a des gens qui étaient au dehors, habillés en tenue scolaire, qui ont jeté des cailloux contre les locaux. Ça a créé un début de panique. C’est ainsi qu’on a préféré libérer à la douce ceux qui étaient à l’intérieur. Dès qu’ils sont partis, le calme est revenu », a expliqué Balla Diarra.

Au lycée de Bonfi tout comme à Matam, les salles de classe étaient vides aux environs de 10 heures. Le proviseur du lycée de Bonfi, Mory Condé a refusé de répondre à nos questions. « Je ne parle pas à la presse. Allez à la DCE (Direction Communale de l’Education) ou à la bourse du travail », lance Mory Condé laconiquement.

Même réponse du proviseur du lycée 1er mars de Matam. « Je ne peux rien vous dire. Vous-même vous avez vue la réalité », dira-t-il.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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