Monsieur Daffé Moustapha est poursuivi au Tribunal de Première Instance de Mafanco pour s’être opposé à l’exécution d’une décision de justice.  Les faits remontent au mois de décembre 2016 alors que l’exécution de la décision devrait être faite en faveur de madame Batoura Diaby, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma que monsieur Daffé  a reçu des mains d’un huissier un acte portant la saisine des quatre véhicules stationnés dans l’enceinte de sa concession.

Selon maitre Jean Pierre, l’huissier de justice, c’est après  avoir brandit l’acte que monsieur Daffé a non seulement  refusé de donner les clefs des véhicules, mais aussi par ses cris et gestes,  il a mobilisé tout le quartier en proférant des violences verbales.

«C’était un refus catégorique et manifeste. Ils nous ont lancé des propos déplacés en refusant de donner les clefs. Il a dit que si nous déplaçons un véhicule, nous allons marcher sur son cadavre.  Vu la tension électrique qui régnait sur les lieux,  on n’a pas pu récupérer les véhicules », a expliqué maitre Jean Pierre.

Interrogé su les faits, monsieur Daffé a donné des explications qui sont contraires à celles  de l’huissier. « L’huissier est venu trois fois chez moi avec des actes différents. Le premier acte qu’il m’a brandit disait que j’ai détruit des édifices publics à Lambanyi. Il dit que je dois payer 128 millions de francs guinéens. Quelques jours après, il est venu à 6 heures du matin avec une quinzaine de policiers pour m’exhiber un autre acte soi-disant que les véhicules qui sont stationnés dans ma concession sont tous saisis. Et ils seront tous enlevés et livrer à la vente aux enchères. Et je ne sais pas pour quelle raison », a-t-il martelé.

Par ailleurs, il dit s’être opposé à l’enlèvement des véhicules parce qu’ils ne lui appartiennent. « Parmi les quatre véhicules, je n’ai qu’un seul. Et celui-ci est en panne.  Les autres appartiennent à des tierces personnes », a-t-il tenté de se défendre.

Plus loin, il dit avoir  ignoré les raisons qui lui envoient devant le Tribunal. « On m’accuse de rébellion. Or, je n’ai pas insulté quelqu’un, ni me jeter sur quelqu’un encore moins le frapper. Moi, j’ai trop subit dans cette affaire. Depuis 10 ans ces gens-là me suivent. Lorsqu’ils m’ont pris pour la première fois, ils m’ont envoyé au service de l’anti-drogue. Ils m’ont humilié en me déshabillant. Pourtant, je n’ai rien fait. C’est mon avocat qui m’a fait sortir là-bas tout en leur signifiant qu’un problème domanial ne peut pas être transporté au service de l’anti-drogue. Maintenant, je suis devant ce Tribunal sans savoir la cause », a-t-il fait remarquer.

Pour les plaidoiries et réquisitions l’affaire a été renvoyée au 21 février 2017.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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